Menu

Partir sur la route jusqu’en Californie

Qui n’a jamais rêvé de partir bien loin pour un temps, de prendre la route une belle journée d’été et de revenir la tête pleine? Ce rêve de roadtrip, je l’avais mis dans un coin de ma tête, jusqu’à ce qu’un jour, une amie me propose de partir avec elle. C’était parfait. Nous étions entre ces deux ères, celle de la fin de la vie d’étudiante et celle du commencement de la vie d’adulte.

Mai 2019, nous partions pour la Californie en Westfalia. L’aventure allait être belle. En effet, elle l’a été. Après avoir roulé pendant 28 jours, 13 103 km au compteur, après avoir traversé trois pays, 14 états américains et une ville mexicaine, nous sommes finalement de retour en terre québécoise.

Roadtrip en Westfalia
Crédit photo : Laurie Marquis

Au cours de ce voyage, j’ai pu constater qu’il y a plusieurs bénéfices à prendre la route de cette façon. Sans plan précis mis à part la destination finale, nous avions la liberté de choisir au jour le jour notre itinéraire et les activités qui constituaient notre journée. J’ai particulièrement apprécié le fait que nous n’avions pas tout planifié. De cette façon, nous laissions de la place aux imprévus et Dieu sait comment il y en a, en voyage! Ce nouveau mode de vie m’a permis de réellement décrocher. Décrocher d’un quotidien où tout est réglé aux heures. Sur la route, les jours, les heures étaient absents. L’instant présent était au rendez-vous et nous le savourions à chaque kilomètre. Développer sa spontanéité et ses compétences à travers les imprévus, voilà ce que ce roadtrip nous a apporté. Puisque rien n’était compté, nous nous laissions porter au gré des péripéties, allant jusqu’à acquérir la sagesse de lâcher prise sur les mille et une péripéties sur notre chemin. Il fallait développer notre Système D pour trouver des alternatives aux routes barrées, chercher le prochain stationnement où dormir, se servir d’une carte routière, etc.


Crédit photo : Laurie Marquis

Aussi, comme dans tout bon voyage, ce roadtrip nous a permis de tisser des liens avec les autres s’étant trouvé sur notre chemin. Le garagiste, les autres voyageurs ou de simples passants, tous ont su enrichir ce voyage à leur manière. L’ouverture à l’autre est sans aucun doute un état d’esprit à privilégier en roadtrip. Les discussions avec les locaux nous permettent d’en apprendre davantage sur l’histoire, les incontournables ou encore sur certains coins à éviter. En effet, qui de mieux placé pour nous parler des meilleurs tacos de la ville qu’une personne y habitant?

Roadtrip en Westfalia
Crédit photo : Laurie Marquis

En plus de tous les apprentissages réalisés au cours de ce voyage, cela m’a permis de me connaître davantage en tant que voyageuse, tout comme j’ai appris à connaître de plus en plus mon amie. Il s’en est raconté, des histoires, pendant ces 28 jours. Sur cette route, j’ai l’impression qu’on a pris le temps de se raconter nos vies. De millage en millage, de nos souvenirs d’enfance à ceux qu’on connaissait déjà. Ce roadtrip nous a donné la chance de rendre plus forte cette complicité que nous avions déjà, tout en nous créant d’autres souvenirs à nous raconter.

Mille merci pour ce voyage, mille mercis d’être toi!

Roadtrip du Québec à la Californie
Crédit photo : Laurie Marquis

Crédit photo couverture : Laurie Marquis

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de