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Toute seule dans ton lit queen

Tu rêves du jour où tu t’endormiras collée avec une personne que t’aimes profondément. Où tu pourras faire l’amour avec quelqu’un qui connaîtra aussi bien ton corps que toi-même et où tu pourras le faire aussitôt qu’une étincelle de coquinerie s’allumera en toi (et chez l’autre bien sûr !). De ce jour où tu bâtiras des projets à long terme avec quelqu’un qui te comprend mieux que personne et à qui tu fais 100 % confiance.

T’es prête. T’es célibataire depuis deux, trois, quatre ans et tu t’es beaucoup psychanalysée au cours des années : tu sais ce que tu vaux, ce que tu souhaites d’une relation, ce que tu ne veux plus vivre, tes qualités, tes défauts. Tu as un baccalauréat en connaissance de toi-même ; il ne manque plus que le stage pour aller appliquer la théorie que tu as acquise.

Pourtant…

T’es quand même bien dans ton célibat. Tu ne te l’avoues pas, mais tu ne dors jamais aussi bien que lorsque tu es en diagonale ou en étoile dans ton lit queen. Tu te lèves le matin et t’écoutes ton émission préférée en mangeant les céréales que tu as choisies et que personne n’aura finies entre temps. Le reste de la journée ? Tu décides de ce que tu veux faire. Pas de compromis nécessaire. Les moments entre amis ne sont plus des événements extraordinaires, mais font partie des choses courantes de la vie. À force d’être seule, t’as acquis une débrouillardise et une autonomie dont t’es fière (bon, ton orgueil s’est peut-être développé du coup même. JE SUIS CAPABLE TOUTE SEULE).

D’un autre côté…

Tu ne dirais pas non à un support moral lors d’épreuves ou à quelqu’un qui s’occupe de toi quand t’as la gastro. Obtenir un point de vue différent du tien pour continuer d’évoluer tout au long de ta vie n’est pas négligeable non plus. Même si tu es capable de te regarder dans le miroir et de te trouver belle, le boost de confiance que tu ressens quand ton copain ou ta copine te dit à quel point t’es jolie te manque. Le petit bisou d’au revoir, le câlin de début de journée, le serrage de main quand tu ne t’y attends pas ou le simple sentiment d’être amoureuse te donne le sourire aux lèvres.

Mais…

T’es heureuse dans ta liberté. T’as personne qui peut te décevoir, te faire pleurer. T’as pas le risque de devoir gérer une belle-famille insupportable. Tu t’es créé une bulle de confort que t’es pas sûre d’être prête à abandonner. Le programme universitaire qui te fait triper est à 300 km de ton village natal ? Tu veux aller vivre six mois dans l’ouest canadien ? L’emploi de tes rêves est en Abitibi, en Chaudière-Appalaches ou en Mauricie ? T’es la seule à prendre en considération.

COUDONC, ÇA PEUT PAS ÊTRE SIMPLE.

Oui, ça peut l’être. Tu peux être prête à être en couple et à aimer ton célibat. Il faut simplement garder en tête qu’il ne faut pas te lancer dans une liaison strictement parce que t’es tannée d’être toute seule. Comme une amie m’a récemment rappelé : une relation de couple, ça prend du temps à bâtir et à maintenir en bonne santé. S’assurer que le sous-sol est stable avant de faire l’aménagement paysager, c’est s’assurer une maison durable. Il ne faut en revanche pas que tu te bloques le cœur parce que tu as peur de sortir de ta zone de confort. Je vais me permettre d’être clichée ici, mais qui ne connaît pas la fameuse citation « les grandes choses ne se produisent jamais dans ta zone de confort » ?

En attendant, profite de ton lit queen dans lequel tu peux utiliser toute la place et vas prendre une crème molle avec tes amis. L’amour de ta vie est peut-être à crèmerie ?

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