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Ma réduction mammaire bilatérale

Des gros seins? Oui, mais… à quel prix?

Je fais partie de ceux et celles qui, un jour dans leur vie, décident de subir une chirurgie plastique pour modifier leur apparence. Dans mon cas par contre, ce n’est pas parce que mon apparence physique ne me plait pas. C’est plutôt parce que cela me nuit, me cause des douleurs et me limite dans mes activités.

J’ai décidé de te parler franchement, en toute ouverture, des raisons qui me poussent à consulter une plasticienne pour une réduction mammaire bilatérale.

Je suis loin de dire que je n’aime pas mes seins. Bien au contraire, j’ai appris à les apprécier depuis mon adolescence. Ils ont une belle forme, ils me font de belles courbes, et un très beau décolleté.

MAIS.

Ils entraînent des douleurs. Depuis bien longtemps. Ils sont handicapants. Et parlons-en.

Douleurs & posture

La raison première qui m’a poussée à réfléchir à la réduction mammaire est bien entendu les douleurs dans le dos. Dans mon cas, je te dirais que c’est une douleur qui part de la base de la nuque et se rend jusqu’à la moitié du dos. Ça se présente sous forme de tensions, de plusieurs nœuds qui semblent impossibles à défaire malgré tous les massages que je peux me payer! Ça affecte également ma posture, le haut de mon corps étant constamment courbé vers l’avant dû à l’effet de la gravité. Et bien entendu, ma posture n’aide aucunement à diminuer mes maux de dos!

La pratique d’activités physiques

Dans les autres raisons qui m’ont poussée à envisager la chirurgie, il y a la pratique d’activités physiques. Malgré que je n’aie jamais été une très grande sportive, il n’en demeure pas moins que j’ai envie de bouger, d’être en forme. Et, avec une poitrine très généreuse, ça peut s’avérer assez compliquer…

À titre d’exemple, la course à pied. Assez compliqué. Pour me sentir « confortable » pour courir, ça me prend minimalement mon soutien-gorge régulier et deux de type sport. Sinon, ça « revole » un peu trop…

C’est la même chose pour tous les sports où il faut courir ou sauter : je dois m’assurer d’avoir un TRÈS bon soutien, pour éviter l’inconfort et pouvoir m’y consacrer sans devoir replacer le tout aux 3 minutes.

Être ses seins

Peut-être vas-tu me dire que j’exagère, mais je te parle de mon feeling ici. J’ai parfois (souvent) l’impression de n’être définie que par la taille de mes seins. Bien sûr, je te parle de l’aspect rencontre et de ma vie amoureuse, et non dans le cadre d’une recherche d’emploi! Mais c’est comme si je n’étais définie que par cet atout; je suis ma poitrine et c’est tout. C’est l’aspect psychologique qui est difficile pendant et je crois que ça va être le défi après. Ça m’amène quelques craintes d’ailleurs. Ça sera quoi, après? Vais-je continuer d’être intéressante avec une plus petite poitrine…?

Magasiner, pas juste des soutiens-gorge

Tu l’auras sans doute deviné, le magasinage est également très difficile. Évidemment, trouver des soutiens-gorge de la bonne taille est un défi. Tu comprendras que j’ai abandonné le magasinage chez La Senza depuis mes 16 ans. Le gros du problème est d’allier le bon tour de taille avec le bon bonnet. Ce qui oblige bien souvent à soit acheter des soutiens-gorge qui font mais qui sont plutôt loins d’être mignons, ou encore, à me diriger dans les boutiques spécialisées où le coût est définitivement plus cher.

Non seulement l’achat de soutiens-gorge est complexe, mais également l’achat de n’importe quel haut. Souvent, je dois prendre une taille plus grande pour avoir assez d’espace pour ma poitrine, et ça devient beaucoup trop grand pour le reste du corps. Les chandails amples sont donc souvent la solution facile, mais définitivement pas ce que je préfère! Sans oublier que tout ce qui contient un décolleté, c’est nécessairement plus plongeant…

Qu’en pensent d’autres Crépues?

J’ai posé la question à quelques Crépues qui ont également une bonne poitrine, afin de voir comment elles vivent cette réalité de leur côté. Voici quelques-unes de leurs réponses :

  • « J’ai longtemps songé à la réduction mammaire, mais j’ai finalement annulé l’idée. Oui, ils sont gros, oui, ils se font regarder, ça me fait un méchant décolleté et m’empêche de porter des vêtements que certaines personnes à faibles poitrines peuvent se permettent. Mais je n’ai pas mal au dos. Je peux dormir sur le ventre. Je peux avoir accès à des soutiens gorge facilement. J’ai appris à aimer ma poitrine imparfaite. On a toutes un corps imparfait, et de les rapetisser, je me serais toujours demandé si j’ai fait le bon choix. »
  • « La relation que j’ai avec mes seins : amour/haine. J’ai déjà pensé à la réduction mammaire, mais j’ai trop peur de tomber dans le pourcentage de celles qui ont des complications. À moins que ça me cause de gros ennuis de santé, je ne m’y risquerai pas. »
  • « Moi, je m’en ferais enlever si j’avais les sous et si je pouvais continuer à m’entraîner. »

D’ailleurs, il est à noter que la chirurgie de réduction mammaire peut être remboursée par la RAMQ dans certaines circonstances. En effet, il faut qu’un minimum de 250 grammes soient retirés dans chaque sein pour être éligible au paiement de l’assurance. De plus, il est à noter que certains chirurgiens demandent d’atteindre un certain poids avant de procéder à la chirurgie.

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