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Choisir sa vie ou vivre ses choix ?

L’un dans l’autre, la finalité est la même : la vie est une succession de choix et ce sont ces derniers qui construisent la vie. Vous me suivez ? Les jours passent et  pas un seul n’échappe à la nécessité de choisir. Chaque journée, chaque heure est ponctuée de choix à prendre. Tous se situent plus ou moins haut sur l’échelle des priorités et, pour autant, chacun d’entre eux façonne un peu plus le cours de notre existence.

Le soleil se lève, les yeux s’ouvrent difficilement, le corps s’étire, un pied se pose hors du lit et déjà une question se dessine et prend naissance dans un esprit embrumé : « Thé ? Café ? Jus d’orange ? Nothing ? » Parfois, ça apparaît comme un rituel, un geste presque mécanique. La question ne se pose même plus et, pourtant, elle a été posée et un choix a été pris. S’en suit la tenue, le parfum, la coiffure – en somme, la préparation, dans tout ce qu’elle comporte. Quand on y pense, chaque action relève d’un choix ; il est partout et n’est jamais anodin. Chaque choix en dit un peu plus sur soi. Il y a le choix immédiat sans réflexion aucune ; le choix analysé, chahuté quelques instants entre les « pour » et les « contre » ; le choix négligé pris pour la facilité qu’il inspire ; le choix hésitant ; le certain ; le collectif ; l’influencé… L’être humain est donc, par nature, un être doté d’une capacité de décision et personne n’en est dépourvu. En effet, faire un choix, c’est prendre une décision, c’est agir, c’est se positionner.

Tout le monde le peut : vous, moi, lui, elle là-bas, eux aussi.

À toi qui te dis que tu n’es pas capable de choisir, que tu ne sais pas : détrompe-toi. Chaque pas que tu fais est en réalité un choix déterminé.

Mais cette détermination nous appartient-elle toute entière ? À travers cette question apparaissent ces choix que chacun fait pour répondre à une attente, à un souhait, à une injonction, même, qu’elle soit dite, susurrée ou silencieuse, mais qui reste transmise et qui n’est pas nôtre. Alors, est-ce réellement un choix ? Il est temps de rendre sa place au libre-arbitre dans toutes les décisions, de faire de soi le premier des « pour » dans la balance des arguments, de lui donner de l’importance et d’apprendre à se faire confiance. Peut-être pour retrouver toute la pleine saveur du petit déjeuner et le plaisir d’apprécier les vêtements portés, mais, aussi et surtout, pour s’armer face aux choix existentiels qui se présentent. Ceux-là mettent à l’épreuve et révèlent bien souvent le rapport profond entretenu avec l’estime de soi. Le doute est humain, inévitable, imprévisible et peut devenir profondément déstabilisant. Parfois, il ne fait que passer, il reste fugace. D’autres fois, il arrive qu’il s’installe, fasse fuir les certitudes et prenne en otage la volonté. Quand l’estime et la confiance en soi font défaut, c’est au reste que le crédit est accordé, malheureusement.

Le reste, ce sont les : « Qu’en dira-t-on ? », « Que ferais-tu, toi, à ma place ? », « Qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que c’est la bonne décision ? », mais aussi les « Tu as raison, je vais faire ça. » Consulter ses proches pour éclairer un choix peut être un réel atout. Il existe autant d’avis que d’individus et en faire état permet de penser de nouvelles possibilités. C’est avoir toutes les cartes en mains pour prendre une décision réfléchie. « Réfléchie » signifie-t-il que c’est LA bonne décision ? Nul ne le sait, nul ne peut le dire. S’active alors la machine de l’hypothèse : « Et si ? Et si ? Et si ? » Tout est imaginable et, pour autant, le réel sera, sans aucun doute, bel et bien différent. Malgré la conscience du caractère hypothétique de toutes ces pensées, elles restent intensément empreintes de réalisme pour les esprits bouillonnants et quelque peu incertains. Comment se décider face à ce déferlement de possibilités et de scénarios ? L’exercice est périlleux, mais la vapeur se doit d’être renversée. Toute hypothèse négative se dresse face à sa version positive. C’est 50-50, fifty-fifty. Le risque est là, quel qu’il soit, palpable dans chaque choix. En prenant le risque d’un quelconque échec, cela permet de laisser exister le risque d’une belle réussite.

Donc, à défaut de vouloir faire le bon choix, choisis le bon risque : celui qui fait place à une issue positive. Rien n’est joué d’avance, tu ne peux rien deviner, mais tu peux espérer. C’est cet espoir qu’il te faut écouter et, à force de lui faire de la place, chaque jour un peu plus, il finira par être plus fort que l’absence de confiance en toi. Chaque choix que tu feras t’apprendra quelque chose – sur les autres, parfois, sur la vie, souvent, sur toi, surtout.

L’espoir d’aujourd’hui guide les choix de demain qui fondent l’être humain.

Source : Unsplash – The Creative Exchange.

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