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Le 12 août, j’achète un livre québécois

livre librairie Québec
Crédit photo: Hélène Desputeaux

Si, en juillet, on célèbre le Noël des campeurs, en août, c’est le temps de fêter le Noël des libraires. C’est quoi ça? Il s’agit d’une journée spéciale qui, entre canicule, piscine et terrasse, replonge les libraires en plein temps des fêtes. Pendant cette journée, les gens se ruent en magasin pour acheter, demander conseil aux experts, faire la file à la caisse et repartir chez eux en ayant dépensé un peu plus que prévu. Quelle est la cause de cette frénésie estivale? Il s’agit du mouvement « Le 12 août, j’achète un roman québécois ».

L’idée de cette journée est venue il y a six ans à deux auteurs qui espéraient revitaliser le milieu du livre québécois. Patrice Cazeault et Amélie Dubé ont lancé l’invitation aux lecteurs de la province de faire du 12 août la fête de la littérature québécoise en achetant un livre d’ici. Leur initiative a rapidement capté l’attention des internautes. Depuis, le mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur. Une hausse de 398% des ventes de livres québécois a été enregistrée à cette date l’an dernier. Pas trop mal pour une seule journée de vente!

La beauté de cette initiative est qu’elle permet de mettre en lumière la variété des œuvres du Québec, en plus d’inviter les lecteurs à faire de nouvelles découvertes sans se tourner vers l’étranger. Alors que plusieurs personnes associent encore la littérature québécoise à des sagas familiales, des pièces en joual ou des récits vaguement folkloriques, le milieu du livre et de l’édition au Québec a su se renouveler et diversifier son offre. Chaque lecteur peut maintenant trouver livre à sa main et ce, peu importe ses goûts ou son genre de prédilection. Si vous ne savez pas vers quel titre vous tourner, n’hésitez pas à consulter les libraires qui se feront un plaisir de vous parler de leurs coups de cœur.

Pour ma part, je participerai à cette journée pour une troisième année consécutive. Budget oblige, j’hésite toutefois entre deux livres. D’un côté, le plus récent roman de Myriam Beaudoin, Épiphanie.Dix ans se sont écoulés déjà depuis la sortie de son dernier roman, et j’ai hâte de retrouver la plume sensible et délicate de cette auteure que j’adore.De l’autre, le plus récent recueil de Marie-Andrée Gill, une poète que je n’ai pas encore eu la chance de découvrir. Mais lorsqu’une écrivaine connue vous vante le recueil Chauffer le dehors avec joie et émotion, ça donne drôlement envie d’en faire la lecture.La décision risque d’être des plus difficiles.

Lundi prochain, je mettrai donc les pieds en librairie pour choisir, une fois pour toute. Et lorsque que je repartirai avec les deux livres bien au chaud dans mon sac, je me dirai que c’est au fond si peu d’argent investi pour encourager une bonne cause.

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