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Qui es-tu?

Qui es-tu?

Je pars ça rough un peu, non? Je ne parle pas de ton nom, de ton diplôme ou de ton âge. Ça c’est ce que les autres connaissent de toi, ce qui est facile de voir de l’extérieur. Un clic sur ton profil Facebook et voilà : je te connais. Et là, tu diras que j’exagère un peu, qu’on ne peut pas connaitre quelqu’un via un peu de stalk bien orchestré. Tu as raison. Maintenant, j’ai envie de te dire que, selon moi, dans le quotidien d’une personne, dans ces endroits qu’elle connait comme le fond de sa poche, tu n’arriveras pas à connaître cette dernière non plus.

Ce qui fait qu’une personne est qui elle est, c’est un amalgame de réactions, d’émotions, de pensées et de sentiments qui se bousculent dans une tête. Par exemple, entre le boulot, le métro et le dodo, on arrête d’avoir de réelles réactions. On refait les mêmes gestes, parfois un peu candidement, en attendant le week-end. On se raconte nos journées autour d’une assiette et la vie va de bon train.

Qui tu es vraiment, c’est comment tu la gères, ta vie, quand le train a déraillé. Quand la spontanéité s’invite à la table. Quand les imprévus frappent à ta porte ou que tu es si loin de chez toi que la porte n’est même pas la tienne.

Quand tu décides de partir seule dans un autre pays sur un coup de tête et que tu es arrêté(e) aux douanes, que le stress s’empare de ton petit cœur : tu fais quoi? Tu fonds en larmes ou tu regardes le douanier droit dans les yeux prêt(e) à défendre que tu n’as rien de dangereux dans ta valise? Quand tu as travaillé si fort, que tu es habitué(e) à la réussite, et que finalement tu flop, tu fais quoi? En combien de temps tu retombes sur tes pieds?

C’est quand ça ne tourne plus rond, que tu n’as pas dormi depuis trop longtemps, que tu as la babine tremblante, qu’on réalise qui tu es vraiment. Quand tu perds le contrôle, c’est là que les traits les plus profonds de ta personnalité ressortent.

Parfois, on remarque qu’on n’est pas exactement qui nous pensions être. C’est beau être easy-going et déniaisé(e), mais quand ça part de travers, on a souvent le piton panique qui embarque un peu trop facilement malheureusement.

Comment on gère ça? En se montrant que paniquer ou être colérique n’est pas la solution et que souvent, ça ne sert à rien. C’est en se poussant, en voyageant, en se retrouvant seul(e) avec soi-même, en disant oui à l’inconnu plus souvent et en prenant des risques et des « peut-être que », qu’on apprend qu’on est pas mal plus fort(e), intuitif(ve) et courageux(se) qu’on le pensait. C’est là que tu apprends à connaitre des facettes de toi dont tu ignorais l’existence.

Et fille/gars, te connaitre pour réellement et avoir confiance en tes capacités à te sortir de n’importe quelle situation, à te pousser, à sortir de ta bulle, à prendre des décisions, c’est 100 fois plus important que d’essayer de connaitre quelqu’un d’autre à grands coups de stalkage Facebook.

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