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Une rentrée sous pression? Non merci!

Comme j’aime un peu me préparer, j’ai eu l’idée de regarder deux de mes plans de cours juste avant de commencer la session. Comme d’habitude, j’ai skippé la partie qui expliquait le cours et j’ai tout de suite sauté à la partie « importante » : celle des deadlines et des barèmes de notation.

Accélération du souffle, mains qui deviennent moites, gorge qui serre… J’ai commencé à paniquer. À me dire que ça allait être très difficile, à me dire que je ne savais pas si j’avais la capacité à remplir tous les objectifs parce qu’ils étaient plus gros que la session précédente et qu’ils étaient tous entassés dans la même période de temps… Bref, à me dire que je n’aurais pas fini en avril 2020 comme je m’en étais fixé le but. « Woah… calme tes nerfs, la grande », est sûrement ce qu’ont implicitement voulu dire les deux amies à qui j’ai fait part de mon drama-de-fille-insécure-qui-voit-tout-trop-gros. J’étais partie en fusée. Me rendre à l’espace m’a permis d’avoir une vue d’ensemble de la chose.

Des réponses et affirmations sont ensuite apparues dans mon cerveau, ce qui m’a permis de me rendre compte que l’endroit n’était pas si effrayant que ça, finalement. En redescendant sur Terre, je me suis également rappelé le pourquoi j’allais encore à l’école. Oui, y’a une raison qui vient de « tu vas juste chercher ton papier, Audrey, après, tu feras ce que tu veux » qui m’incite à poser assidûment sur une feuille les mots captés par mes oreilles et qui me sont projetés à une vitesse parfois folle.

Sauf que j’ai également d’autres grandes motivations qui me poussent à continuer. La première étant que j’adore m’asseoir en classe et écouter la matière que j’ai choisie. Ça me transporte et ça me fait voir d’autres perspectives. Les cours d’université, ce ne sont pas juste les bases. T’sais quand tu pars sur des délires à propos d’un sujet avec tes ami.es et que vous poussez des théories vraiment saugrenues, mais qui en même temps font tout de même du sens? Eh bien, parfois, je ressens le feeling, assise là, parmi une multitude de gens qui pensent peut-être la même chose que moi. Oh et, je vais à l’UQAM, donc il se peut que plusieurs amplifient le feeling avec la drogue douce, acquiesçant d’un doux hochement de tête et d’une main sur la barbichette.

Deuxièmement, je vais aussi à l’école parce que l’environnement est stimulant et rassembleur. Qu’on se le dise, on est tous des boules stressées avec 400 idées qui jaillissent de nos pores tellement elles fusionnent. On a donc envie de partager avec des gens qui vivent les mêmes choses que soi. Bien sûr, y’a toujours certains élèves dont la voix de la connaissance, déguisée d’un accent venu de nulle part, s’élève au-dessus de toutes les autres, écrasant les « c’est dont ben fatigant » qui viennent de la dernière rangée du haut. Mais au fond, je les comprends. Leur désir de partager est si grand qu’ils ne savent plus où se pitcher. Leur cible est donc la foulée de gens assis autour d’eux. Par cet exemple, je dirais que j’adore la dynamique des classes. Chacun a son rôle et, de cette façon, je pense qu’on est plus acteur.trice que spectateur.trice devant la voix qui s’élève devant nous. T’sais, dans chaque film il y a des personnages principaux et des personnages plus discrets, et chacun met son ingrédient à la sauce.

Tout ça, ça me donne envie de rire parce que je me dis que je suis chanceuse. Chanceuse de vivre ça. Toute cette action, toutes ces montagnes d’émotions, tout ce bourrage de crâne ma foi intéressant et tout ce beau spectacle de gens qui ont le courage de partager leurs idées/opinions. La session commence aujourd’hui. Dernière année pour moi. Ou peut-être pas, si jamais ça va mal, si jamais c’est trop, si jamais les travaux sont trop difficiles…

*Sueurs froides, yeux dans l’eau*

Et voilà que ça recommence…

Une des choses que j’apprends le plus à l’école, c’est comment fonctionne Audrey Lebeau dans toutes sortes de situations. J’ai choisi la muséologie comme domaine d’étude. Y’a quelques personnes qui me disent que j’aurais pu aller en art dramatique. J’aurais peut-être été bonne, mais je pense que c’est mieux de m’en tenir à quelque chose qui m’intéresse vraiment et dont j’ai envie de passer 5 heures à écouter.

Pour avoir mon papier, pour faire ce que je veux, évidemment.

Sur ce, bonne rentrée, et surtout, bon apprentissage!

Source photo de couverture

One thought on “Une rentrée sous pression? Non merci!

  1. Bonne entrée Audrey! Tu fais bien de suivre ton coeur et faire ce qui pourra stimuler tes sens et te faire tripper dans une matiere que tu aimes ! Bravo et bon succès ma belle Audrey.

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