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Ce qui arrive quand on commence à dire « oui »

C’est un concept que j’essaie de travailler à la maison depuis longtemps, dire « oui » plus souvent, et c’est étrangement plus facile à dire qu’à faire. En vacances, en voyage, c’est facile : on ne sait pas si un jour l’occasion se représentera, alors on dit « oui »! On ne reverra jamais les gens alors c’est zéro pression, non? À la maison, j’aime ma tranquillité et ma routine, et Montréal reste là… Les musées restent là, les festivals reviennent chaque année… C’est parfois plus facile de remettre à plus tard des activités, des sorties. Et je ne parle pas ici de faire des choses qu’il « faut » faire, mais des choses qui réellement nous donnent envie, nous parlent, mais qu’on oserait peut-être pas faire ou qui sont si loin de nos habitudes ou de nos activités habituelles qu’on hésite. Et pourtant… depuis que je suis de retour de voyage, de retour dans ma petite routine, j’essaie de dire « oui » plus souvent et, sincèrement, ça rend les choses plus belles!

Il y a certaines choses dans la vie que j’ai envie d’essayer, mais, comme probablement tout le monde, j’ai toujours plein de bonnes excuses : l’anxiété, le fait que je n’aime pas apprendre des choses avec des nouvelles personnes (oui, oui, je travaille sur mon ego aussi, promis!), le manque d’argent, etc. Bien que toutes plausibles et acceptables, ces raisons me retiennent. Sans argent, pleine de stress à l’idée de rencontrer de nouvelles personnes et d’avoir l’air un peu nouille, un de mes essais des dernières semaines a été d’aller assister (parce que jouer la première fois, on oublie ça!) à une partie de Donjon et Dragons. Ça peut avoir l’air étrange, mais jamais je ne m’étais poussée à le faire avant et, grâce à de belles rencontres récentes, j’ai eu cette opportunité. Et j’y suis allée. Silencieuse au début, j’étais super mal à l’aise déjà… mais, comme souvent, cette sensation a fini par passer, ce qui m’a laissée à l’aise de poser des questions et de mieux comprendre et je vous promets que j’y retourne! J’aurais pu dire non, le remettre, passer un dimanche soir avec un bon mac n’ cheese et Netflix, mais je suis contente d’avoir dit « oui ».

Je m’empêche aussi souvent de faire des choses en gang : jouer à des jeux vidéo où je suis nulle, ou même des jeux de société, entre autres (je vous jure, je suis au courant que c’est un problème!). Ce qui m’a poussée à souvent décliner des invitations, parce c’était plus confortable et moins confrontant de me rabattre sur ma routine. Et, vous aurez deviné, j’ai dit « oui » plus souvent qu’autrement dans les dernières semaines. Résultat : je suis tombée sur des gens plus que chouettes et… j’ai parfois été mauvaise, oui, sauf que j’ai eu du fun et je n’ai, encore une fois, pas regretté.

Dans un tout autre ordre d’idée, j’ai un nouveau travail. Je devais commencer la semaine dernière et on m’a proposé de commencer une semaine plus tôt pour prendre part à l’événement bénéfice. J’ai été tentée de refuser. J’aurais pu, car ce n’était pas le deal de départ. Mais je me suis dit que c’était une belle opportunité de rencontrer les gens avec qui j’allais travailler, même si c’était un peu intimidant d’être « la nouvelle » à un gros événement comme ça. Encore une fois, je ne vais pas vous mentir, le matin de l’événement, j’étais un peu mal. Je ne savais pas toujours où me mettre et je devais demander des informations à tout le monde, tout le temps. Et pourtant, à mesure que la journée a avancé, je me suis sentie mieux, confiante, à ma place. J’ai vécu de vraiment beaux moments avec une équipe qui est maintenant la mienne et je ne regrette pas d’y être allée.

Le point est que j’oublie parfois, je crois, qu’après tout (ou avant tout), la vie se vit avec de belles expériences et de belles personnes autour de soi. J’ai toujours ce besoin de vouloir accomplir plus, comme si j’avais à laisser une marque indélébile sur le monde. Ce qui fait que parfois, je laisse tomber des idées, des envies au profit de ce que je « devrais » faire, ce qui pourrait réellement « m’apporter » quelque chose… Mais au final, c’est ce qu’on vit qui nous apporte aussi la satisfaction d’une vie bien remplie, une impression d’accomplissement en aidant, en se réalisant dans les petites choses. Et le fait d’être chez-soi ou ailleurs, au final, change peu l’importance de ce genre de moments. Dire « oui », c’est profiter de la vie, mais aussi décider de faire de petites choses pour soi, de vivre de petites victoires (un jour, promis, je vais comprendre comment jouer à DnD pour vrai!) qui font que tout vaut la peine.

En ce début d’année scolaire, qui a toujours été pour moi le janvier de ma vie, je me dis que c’est ce que je veux pour mon année, c’est ce que je me souhaite et ce que j’ai envie de vous souhaiter… Pas d’abandonner les soirées relaxes de mac n’ cheese et de Netflix, mais plutôt de faire ce dont vous avez envie, de ne pas vous priver d’essayer, de dire « oui » plus souvent. À des petites choses comme à des plans complètement fous! Je ne peux pas vous promettre que ce sera toujours un succès, mais au moins vous serez allé.e. voir, non? Et tous ces petits moments qui aux premiers abords auraient pu sembler insignifiants, auront un impact. Je sais qu’ils me rendent plus heureuse, ces moments, ces essais. Fière de moi, parce que c’est me dépasser, c’est me gorger de nouveautés et, jusqu’à présent, ça ne m’apporte que du beau…

Alors, accepterez-vous le challenge? 🙂

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