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Septembre : le début de la fin

Le moment nostalgique de l’année est arrivé : le mois de septembre. Ce fameux mois qui annonce la fin de l’été, cette saison qu’on décrit souvent comme celle qui « passe trop vite », particulièrement au Québec. C’est normal, on a quand même bien juste 2-3 mois de « vrai été » par année et, même là, on pourrait me reprendre. Chacun a sa propre définition de l’été, mais l’opinion générale reste que cette saison est trop courte.

Pour plusieurs, l’été, c’est 30 degrés en montant, des journées en maillot de bain pis en masse de coups de soleil. L’été est synonyme de vacances, d’événements festifs et d’occasions spéciales récurrentes. L’été, c’est comme un « cheat day, every day » parce que toutes les raisons sont bonnes pour fêter et abuser des bonnes choses de la vie. C’est la saison des photos « instagrammables » par excellence, que ce soit dans un outfit de festivalier/festivalière ou dans un décor pittoresque. Comme si le reste de l’année était plate et qu’il n’y avait rien à faire, à voir ou à montrer, comme si tout se passait l’été.

Mais il me semble qu’il y a une autre façon de voir ça parce que, des fois, c’est mieux quand ça ne dure pas trop longtemps. Don’t get me wrong, c’est pas que je n’aime pas l’été, on s’entend que c’est une méchante belle saison, mais on dirait que c’est beaucoup de pression (et d’humidité) en si peu de temps. Et peut-être que si elle durait plus longtemps, on l’apprécierait pas mal moins. Peut-être qu’on se tannerait ou qu’on la tiendrait pour acquise si elle ne partait pas pour mieux revenir. Je crois justement que la beauté des saisons, c’est qu’elles changent et c’est sans doute pour ça que j’aime autant le mois de septembre.

Je vois le mois de septembre comme un nouveau départ, comme le début de la fin. La fin de l’été chaotique qui se résume à manquer de temps pour tout faire ce qu’on voudrait faire. La fin de cette culpabilité qui émane de la contradiction entre vouloir trop en profiter et devoir maintenir une routine saine. On va se l’dire, même si on voudrait tous et toutes avoir un beach bod pour l’été, c’est bien la saison pendant laquelle on l’atteint le moins.

On dirait qu’on a tellement d’attentes et d’objectifs au début de l’été qu’on finit souvent par être déçu.e quand la saison se termine. Comme s’il fallait absolument aller en camping à Tadoussac, faire du surf dans le Maine pis se promener en Gaspésie pour avoir un été « réussi ». Comme si on manquait la chance d’une vie chaque fois qu’on n’allait pas à un événement ou à un festival. Mais l’affaire, c’est que l’été revient chaque année et des occasions, il va y en avoir plein d’autres pendant l’année.

Laissons le mois de septembre nous réconforter en annonçant l’arrivée d’une nouvelle saison remplie de possibilités. C’est le temps de faire ce qu’on n’avait pas le temps de faire pendant l’été ou juste de rien faire sans se sentir mal. C’est le temps de dire au revoir aux nuits chaudes et humides pour laisser place au vent frais et aux arbres colorés. Parce qu’il faut arrêter de s’attarder à la fin pour voir le début positif qui en ressort.

Source photo de couverture : Unsplash

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