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Petite leçon de savoir-être

Connaissez-vous le savoir-être?

J’avoue n’avoir découvert ce mot que dans les deux dernières années. Je connaissais le savoir-faire et le savoir-vivre, mais le savoir-être… ça ne me disait rien. Pour vraiment comprendre de quoi il s’agissait, j’ai fait quelques recherches.

Dans le milieu de l’emploi, ce terme gagne en popularité pour décrire le comportement d’un employé et l’ensemble de ses aptitudes relationnelles. Il fait référence à l’attitude de quelqu’un au travail et reflète généralement la façon dont cette personne arrive à s’intégrer au reste de l’équipe.

De nombreuses entreprises mettent de plus en plus d’emphase sur l’aspect humain dans la sélection des candidats. Le défi n’est donc pas de trouver la personne la plus compétente pour un poste, mais celle qui convient le mieux à l’environnement de travail. Il faut alors, pour se démarquer, faire preuve d’intelligence émotionnelle et montrer que l’on partage les valeurs prônées par l’entreprise.

Selon les sites d’emploi, le savoir-être se reflète dans les qualités suivantes:  la ponctualité, l’ouverture d’esprit, le respect de ses collègues et de ses supérieurs, la proactivité, l’esprit d’équipe et l’optimisme. En gros, il faut être courtois, professionnel et poli au travail. Facile, c’est une question de gros bon sens, voyons!

Comme employée, j’arrive souvent dix minutes à l’avance, repars après 17h. Je m’habille avec soin, salue mes collègues dans les couloirs, arbore un sourire impeccable devant les clients ou les membres d’un conseil d’administration. Je dis « s’il-vous-plaît » et « merci », m’investis à 100% dans mes tâches, pose mille questions pour être certaine de tout faire comme il faut.

Et pourtant, mon dernier employeur m’a reproché de manquer de savoir-être. Aïe!

Étant très critique envers moi-même, je me suis aussitôt remise en question. Il faut dire que mes rapports étaient plutôt tendus avec mon patron. La communication était difficile au point que j’avais l’impression qu’on ne parlait pas la même langue. Le stress qui montait à l’approche de l’événement entrainait sans cesse des milliers de petits conflits à résoudre.

Mais j’essayais de faire avec. De ne pas me laisser abattre. De détendre l’atmosphère générale du bureau qui devenait de plus en plus lourde. J’ai essayé. Je jure que j’ai essayé.

Lorsque mon contrat a pris fin, j’ai pris le temps de réfléchir à ce qui s’était passé. J’ai pris sur moi le commentaire du manque de savoir-être et cherché à comprendre quelles erreurs j’avais commis.

Je ne prétends pas être une employée modèle. Dans certaines situations, j’aurais pu être plus patiente. Savoir que toute vérité, même si on vous le demande, n’est pas bonne à dire. Contrôler mieux mes émotions et ne pas me laisser influencer par l’humeur en dent de scie de mon patron. Oui, j’aurais pu. Pourtant, rien de ce que j’ai dit ou fait n’allait à l’encontre de mes valeurs d’honnêteté et d’intégrité.

Avec le recul, je pense que la notion de savoir-être varie d’une personne à l’autre et que, malgré tous nos efforts pour travailler dans la bonne entente, il y a des gens avec qui ça ne clique tout simplement pas. Nos visions sont trop opposées, nos opinions irréconciliables. Et aussi difficile et décevant que cela puisse être, au travail comme dans la vie, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Crédit photo: Joshua Ness

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