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Choisis-moi

Choisis-moi.

Chaque matin, même si l’oreiller mêle mes cheveux de façon très peu glamour, même si j’ai pris toute la couverte, que j’ai collé mes pieds froids contre tes mollets toute la nuit, même si j’étais au cœur des mauvais rêves qui te font te réveiller de mauvaise humeur.

Choisis-moi.

Chaque jour, même si je suis loin, même si on ne s’envoie pas trois cents mille emojis rushants de cœurs dans les yeux pis de couples de mariés, même si tu prends ton café avec d’autres beaux yeux que les miens qui te font rire le matin, même si t’as des collègues plus chicks que moi, même si ça fait deux ans qu’on sort ensemble et qu’on est rendus habitués de se trouver beaux.

Choisis-moi.

Chaque soir, quand t’hésites entre rentrer à la maison ou partir faire la bamboula dans des endroits plus cool que notre chambre à coucher, quand tu te demandes si me faire la surprise d’être déjà à la maison quand j’arriverai à mon tour me fera plaisir.

Choisis-moi.

Chaque jour, même si on est habitués de s’aimer, de se voir tout nus, de s’embrasser, de se faire rire. Même si on se trouve encore spéciaux mais un spécial moins aveuglant que celui des premiers jours.

Choisis-moi. Trouve-moi belle pis cool pis drôle pis formidablement incroyable pis rechoisis-moi encore.

Chaque chicane, chaque nuit à s’endormir dos-à-dos, la peine dans le cœur, chaque fois qu’on se parle trop fort en étant trop en colère, chaque fois qu’on a tellement peur de se perdre qu’on sait plus par quel bout s’aimer.

Choisis-moi, oublie-moi pas, choisis-moi encore, chaque jour, surtout les moins beaux.

Parce que moi, j’ai besoin de toi, et je serai jamais tannée de te choisir en premier. Comme la meilleure joueuse de ballon-chasseur que les deux capitaines de troisième année primaire s’obstinaient de choisir en premier sur l’asphalte de la cours d’école de Repentigny, t’es la meilleure personne que je pourrais choisir.

Choisis-moi, même si je vise moins bien que d’autres, même si je ferme plus un œil que l’autre quand je ris, même si je pogne les nerfs, même si je m’invente des allergies au café et que je trippe sur Taylor Swift depuis 2008, même si je te fais de la peine, même si je tache ton chandail préféré.

Choisis-moi, surtout quand t’as moins envie de me choisir, pis je te promets d’être la meilleure joueuse de ballon-chasseur du monde.

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