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Dépression climatique

Je suis une femme de 26 ans qui a changé quelques fois de branche car j’ai plusieurs intérêts qui me portent à essayer de nouvelles choses ainsi qu’un beau panier de valeurs liées à la famille, aux amis, à l’idée de vivre le moment présent, de faire ce que l’on aime et de faire un travail qui compte.

Je n’ai pas encore trouvé ma voie car, de un, il n’y en aura jamais qu’une seule, de deux, je tiens à faire un travail que j’aime et, de trois, les enjeux climatiques me remettent sans cesse en question.

C’est difficile de choisir un métier car on vit dans un monde incertain; on ne sait pas combien de temps il nous reste réellement. Tu veux faire un métier qui t’allume, mais quand tu commences à l’analyser, tu te rends vite compte qu’il ne concorde pas avec les valeurs climatiques car il pollue trop. Tu te demandes alors à quoi bon étudier pour une maison qui est sur le point d’éclater… Alors tu brasses encore une fois ton cerveau pour trouver la combinaison gagnante qui te permettra de faire un métier stimulant ET qui fera une différence dans le monde. Et quand je parle de monde, je ne parle pas nécessairement du monde entier mais surtout de ton monde à toi, ton parc, ta famille, tes collègues.

C’est un privilège d’être vivante et d’habiter sur cette planète, autant pour ceux d’hier, que pour ceux d’aujourd’hui et de demain. Prenez-en conscience. Comme le problème est immense, il est difficile pour certain.es de se sentir concerné.es

Je pense vraiment qu’aujourd’hui, nous devons faire notre part et plus que faire du recyclage ou du compostage. Nous devons penser à notre prochain, avoir une conscience humaine et écologique. Soyons bienveillants avec nos voisins, avec la belle nature qui nous héberge.

Il n’y a personne de parfait, nous avons tous et toutes notre part de responsabilité dans cette catastrophe planétaire. Le but n’est pas de se renvoyer la balle sans cesse pour savoir qui a tort et qui est mieux. Le but, c’est de s’entraider et de faire tous les petits changements possibles, comme :

  • Prendre le bus ou le vélo au lieu de la voiture.
  • Ne plus manger de viande. Si tu n’es pas prêt.e à devenir végétarien.ne, ne mange plus de la viande rouge et consomme davantage du poulet et du poisson, par exemple.
  • Recycler et faire du compost.
  • Ne plus utiliser de plastique à usage unique.
  • Consommer moins, réutiliser plus.
  • Montrer l’exemple aux gens de ton entourage en leur enseignant ce que tu sais, pas en les blâmant.
  • Faire attention à ta consommation d’eau.

Et quand tu penses faire tous les petits changements pour aider aux changements climatiques, rajoutes-en un à ta liste. Celui qui sera un peu plus difficile pour toi. Si par exemple, pour toi, ce qui est plus difficile c’est d’arrêter de manger de la viande, eh bien donne-toi un défi d’en manger qu’une fois aux deux semaines, ensuite une fois par mois. Ce sera déjà une bonne différence!

Ce ne sera pas facile au début mais ça se fait! Avec l’accumulation de tous les efforts de tout le monde et avec le temps, je crois encore que nous pouvons renverser la vapeur.

J’essaie de ne pas aller trop dans l’extrême car il est facile de tomber dans une dépression climatique», mais il ne faut pas se cacher les yeux non plus. C’est le moment plus que n’importe quel d’éduquer son entourage, de montrer le bon exemple et d’agir pour faire réagir ceux et celles qui prennent les décisions pour nous. J’ai vraiment hâte au jour où la santé, le bonheur d’un humain, d’un animal et de la planète compteront plus que l’économie sans fin ni vraie valeur.

Je continue ma quête des métiers faits pour moi et qui me permettront de faire une différence. Ma quête de me sentir épanouie et fière de ce que j’aurai accompli car ça concordera avec mes valeurs et convictions. Je pourrais très bien faire n’importe quel métier, mais si cela n’a pas de rapport avec la plus grosse mission de vie en ce moment, je ne serai pas heureuse. Peut-être suis-je trop empathique envers la planète car j’ai compris l’importance de la chose. Peut-être que oui, quand j’ai des convictions et des valeurs, je les crie haut et fort pour les faire valoir. Peut-être que oui, je devrais essayer d’être moins impliquée émotionnellement dans la cause. Peut-être que plusieurs personnes devraient être moins égoïstes et plus actives environnementalement parlant. Il y aura toujours des peut-être, mais une chose est sûre et indéniable, la planète va très mal, c’est notre faute, réparons-la, car sans elle il n’y aurait plus rien.

Il n’y aurait plus de vie. Juste du vide.
Un tableau gris et sans couleur.

Personne ne veut ça.

Agissons.
Maintenant.

Merci. Du fond du cœur.

Par Cloé Morin-Gosselin

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