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Être (trop) gentille

Depuis mon tout jeune âge, j’ai toujours eu beaucoup d’empathie pour les autres. Ça fait partie de moi, lorsque je vois une personne souffrir, je ne peux m’empêcher d’aller vers elle et de tout faire pour qu’elle se sente mieux. L’empathie, c’est quand tu arrives à te mettre à la place des autres et à ressentir ce qu’ils vivent, d’une certaine façon.

Quand ce sont des gens de mon entourage qui ne feelent pas, on dirait que ça m’affecte vraiment beaucoup. Je suis pas mal sensible et il m’est arrivé plusieurs fois de pleurer juste parce que je voyais quelqu’un que j’aime ne se sentant pas bien et que je n’arrivais pas à faire en sorte que ça aille mieux. Tu comprends?

Ah pis, ça fait aussi en sorte que je braille TOUT LE TEMPS en regardant des films tristes.

L’affaire, c’est que j’ai l’impression que cette empathie-là, qui se traduit par de la gentillesse et des attentions envers les autres, ben des fois, elle fait un peu abuser d’elle. Sans le vouloir, là.


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C’est pas la faute des autres, en fait. C’est la mienne. Je suis incapable de dire non. J’ai de la misère à dire tout haut ce que je pense parfois, surtout si je sais que ça pourrait blesser ou offenser certaines personnes, ou lorsque le sujet est délicat. J’aime pas ça, déplaire. Je veux que tout le monde m’aime. Je suis inconfortable à l’idée que quelqu’un puisse me détester.

Pourtant, je pense que je dégage quand même de l’assurance. Sauf qu’il y a toujours le p’tit côté de moi qui veut aider tout l’monde, qui veut sauver ceux qui, des fois, ne veulent pas s’aider eux-mêmes.

Aujourd’hui, je fais la rétrospection de mes relations, autant d’amour et d’amitié, et je me rends compte que par le passé, y’en a plusieurs qui l’ont utilisée contre moi, cette gentillesse-là. Peut-être involontairement. C’est peut-être aussi moi qui ai le « faire sentir cheap » rapide sur la gâchette.

J’aimerais ben ça te dire que j’vais être moins gentille, que j’vais dire non plus souvent pis que j’vais commencer à m’en foutre un peu plus des autres. La vérité, c’est que j’aime ça moi, être gentille avec les autres. J’aime ça, aider les gens. J’aime ça, prendre soin de mes proches ou même dire des compliments à des inconnus. Ça me fait sentir bien.

J’pense aussi qu’un petit geste de gentillesse ou d’empathie par jour peut égayer la journée d’au moins une personne autour de toi. Pis ça, ça vaut de l’or.

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