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Donne-toi le temps

Quand tu vis un grand changement et que tu paniques, donne-toi le temps. Le temps d’apprivoiser chaque petite nouveauté, chaque tremblement dans ta routine auparavant intouchable. Le temps d’être déstabilisé.e par toutes ces vagues dans tes habitudes. Le temps de tout déconstruire les murs pour te rebâtir sur d’autres fondations, en espérant qu’elles soient solides.

Donne-toi le droit de brailler dans ton char à la fin d’une journée particulièrement éprouvante. Donne-toi le droit de trouver ça difficile, le changement, même si l’humain est supposé être un individu qui s’adapte facilement. Tu as le droit d’être ébranlé.e.

Ça se peut que tu veuilles que tout redevienne comme avant. Ça se peut que tu sois submergé.e par ton environnement, que tu n’aies plus de repères. Permets-toi de rêver à ta vie d’avant pour quelques minutes. Mais ensuite, il faut regarder vers l’avenir. Le changement est souvent irréversible, mais pas nécessairement négatif.

C’est correct de ne pas se sentir à la hauteur, au début. De se demander pourquoi on a accepté la chance X ou l’entrevue Y qui nous mène dans cette nouvelle vie. De presque regretter d’avoir plongé sans regarder en arrière. Des fois, on pense qu’on est supposé.e être capable de s’adapter à une nouvelle situation en 32 secondes parce qu’on est un.e adulte. C’est normal d’être déstabilisé.e. C’est normal de se sentir dépassé.e par les événements. C’est normal de se sentir comme un chevreuil quand il voit le char arriver à 120 km/h sur la 20.

Donne-toi du temps. Donne-toi des heures, des jours, des semaines. Donne-toi l’opportunité d’apprécier le changement et chaque nouvelle chose qu’il apporte dans ta vie. Donne-toi le temps. Laisse-toi le temps. Prends le temps.

3 thoughts on “Donne-toi le temps

  1. Bonjour madame Morin!
    Wow, superbe texte de toute beauté…il met un baume et une douceur sur ma réalité!
    Pour ma part je dirais même se laisser des années le temps de s’adapter!
    merci!
    Bon jeudi

  2. C’est ce que l’on appelle la sagesse et peut être penser que nous ne connaissons pas notre avenir, toutes ces adaptations sont nécessaires pour notre formation, il faut donc choisir le bien et croire que nous ne sommes pas seul

  3. Se donner le droit de crier, de hurler à la lune parce qu’on est rempli.e de doutes et de peurs parfois inutiles. Se donner le droit de les mettre dans une boîte de notre cerveau qu’on n’ouvre pas trop souvent. Se donner le droit de les saccager, ces peurs, après les avoir acceptées.

    Se donner le temps de comprendre qu’on n’est pas seul.e, même si on a parfois l’impression de flotter dans l’espace avec nos pensées.

    Ça prend du temps.

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