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Notre maison brûle, agissons

Le système d’alarme sonne dans ta maison, que fais-tu? Tu sors le plus vite que tu le peux avec tes enfants pour les protéger de l’incendie potentiel, non? Accord de Paris, 2015 : l’alarme climatique a sonné. Cinq ans plus tard, le GIEC, Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat, et l’ONU avouent que les cibles minimales à atteindre d’émissions de gaz à effet de serre, selon cet accord, n’ont pas été respectées. Nouvelle cloche : le Sommet Action Climat, lancé lundi dernier 23 septembre 2019, résonne.

Greta Thunberg, jeune Suédoise écologiste dans l’âme et portée par le message du GIEC, face à la sourde oreille des dirigeants politiques et de  la population générale de l’Occident, hurle à plein poumon : arrêtons  de nier la science. La science a posé un diagnostic : la Terre est malade. Est-ce que vous hésiteriez à soigner votre enfant qui a de la fièvre si votre médecin de famille vous prescrivait des médicaments? Non.

26 septembre. Journée historique : des gens, jeunes et moins jeunes, qui ont répondu à cet Action Climat et qui ont marché dans les rues pacifiquement, un peu partout dans le monde, du Québec et à travers le Canada, jusqu’aux États-Unis et en Europe, pour attester qu’il faut agir. Pas dans 10 ans. Pas dans 20 ans. Pas dans 50 ans. MAINTENANT. Il nous faut une prescription claire pour soigner notre Terre mère.

J’ai lu les rapports du GIEC depuis mes études au cégep en 2010 et je sentais cette urgence d’agir, impuissante, face à cet enjeu où on doit rallier le monde, mais d’entendre Greta Thunberg parler ainsi au nom de la Terre qui souffre par l’inconscience de ses enfants humains, de voir ce mouvement planétaire, ça a mis du baume sur mon cœur : je me sens moins seule et impuissante. J’en tremble encore, doux mélange d’angoisse, de tristesse, d’apaisement. Étrange cocktail émotionnel, vous me direz? C’est pourquoi, aujourd’hui, je prends ma meilleure arme, l’écriture, pour vous témoigner de mon ressenti à ce propos sur cette question qui m’obnubile depuis 10 ans et sur laquelle, à travers mon art, mon écriture, je canalise toute ma douleur profonde face à cette question… Qu’est-il mieux de perdre : notre confort quotidien ou « notre » monde à long terme? Qu’importe notre choix, la Terre reprendra ses droits.

Il faut cesser de regarder que notre propre nombril, notre famille, notre pays ou même notre univers, car tout ça n’est qu’une illusion créée par notre mental pour que nous ne coulions pas dans notre angoisse, « impuissants ». La réalité est là, la planète souffre de notre ignorance, de notre cupidité, de notre soif de pouvoir. On aura beau se battre, mais si on ne veut pas tout perdre, nous devons « sacrifier » quelque peu nos habitudes réconfortantes actuelles pour se lever et sauver nos enfants de notre maison qui brûle. Vous avez raison, ce n’est pas plus ma faute que la vôtre, que celle du voisin d’à côté, de mon arrière-grand-père ou de ma belle-sœur.  Ce n’est pas plus ma faute que celle des grosses compagnies qui polluent, mais n’est-ce pas par manque de courage que nous ne nous regardons pas en face et ne nous disons pas : cessons de chercher le ou la ou les coupables à mettre à l’abattoir par vengeance cupide et levons-nous.

Il y aura toujours quelqu’un à blâmer pour se sentir mieux, mais la Terre n’attendra pas la fin de notre querelle. Éternelle… Elle veut qu’on comprenne que notre mascarade a assez duré. Il faut des lois claires et agir. Il faut s’unir et non se détruire. Elle a été patiente, mais là, si on ne veut pas tout perdre, il faut se réveiller, et c’est ce qu’on a commencé à faire le 26 septembre 2019. Bravo, on vient de se réveiller et de se lever : bel éveil.

Toutefois, il faut dépasser les idéaux et les paroles : il faut emboiter le pas et poser des gestes concrets pour éteindre le feu et allumer la torche de l’espoir.

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