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Je t’ai vu et je t’ai kiffé : partie 1

Je t’ai rencontré au mauvais moment ç’a l’air. C’est toi qui m’as dit ça. Si on s’était rencontré plus tôt les choses auraient été différentes.

Mais à quel point? C’est dur de savoir ce qui se serait vraiment passé.

T’es arrivé dans ma vie comme une bombe. Tu as remué des émotions en moi que je pensais éteintes depuis longtemps. Un tsunami pis ça, ben c’était environ la même chose. Je t’ai vu, on a discuté et je t’ai tout de suite « kiffé » – pour reprendre tes mots. J’ai pris tout mon courage pour aller te revoir et te demander d’aller prendre une bière. On m’avait assuré que tu étais célibataire, que j’avais le champ libre. Je n’avais jamais fait ça, aller voir un gars de même, sans vraiment le connaître pour l’inviter.

Et là, mon monde a pris un petit deux minutes : tu avais une blonde. Ippelaye, ce n’était pas au planning cette affaire-là. Mais bon, comme je t’ai dit, quand on ne pose pas de question, on n’a pas de réponse, hein!

La vie continua… et tu revins me voir. Au début, je pensais que c’était pour qu’on soit amis. Tu étais un gars sociable, sportif, tout ce qui est nécessaire pour une relation amicale. Numéros de téléphone échangés, on était prêts à faire des activités. C’est là que les textos commencèrent, les échanges jusqu’à tard le soir, les activités sportives… je me disais : câline il n’a plus de blonde lui. C’est là que je me suis trompée. Après trois semaines, tu as inséré les fameux deux mots qui m’ont fendu le cœur : ma blonde… Incrédule, je me disais : mais dans quelle situation je suis prise. En bonne grande fille, je veux mettre fin à tout ça. On essaie, mais finalement on échoue lamentablement. On se l’est dit, ça nous tente pas.

Un joyeux noël, une bonne année, tout ça, j’imagine, entre deux festivités avec ta blonde, on maintient « ce qu’on a ». Cette même blonde quitte ensuite le Québec pour plusieurs mois. C’est là que je me suis demandé si c’était bien ou mauvais pour nous. Maintenant, je dirais un peu des deux. On se texte tous les jours, on se « tease » amplement, on se voit entre deux et quatre fois par semaine; clairement on a passé le stade de l’amitié. Je me mets la tête dans le sable clairement. T’as une blonde et moi je suis « l’autre ». L’autre qui te divertit pendant son absence, l’autre qui est là quand tu « feel » pas pour t’écouter, l’autre qui voudrait être à 100 % dans ta vie.

Je me suis toujours dit que je ne franchirais jamais la barrière, que je ne ferais pas ça à quelqu’un d’autre. Ben, la barrière, on l’a franchie plus d’une fois. Jamais je n’aurais osé, mais de te voir si près de moi, en pleine communion dans nos aspirations et nos pensées, nous avons cédé. Après une période de regrets, ça recommençait. Crime que j’ai remis souvent les choses en question, mais je n’étais pas capable d’arrêter le tout. Je ne voulais pas croire non plus que j’étais en train de tomber en amour avec toi.

Je me rappelle une phrase de quelqu’un qui nous connait tous les deux, qui m’a dit : « Oui, ça fait longtemps que je sais que t’es amoureuse de lui, mais lui est amoureux de toi et il ne l’assume juste pas. » Ce genre de phrase fesse.

Tout le monde me disait que tu me niaisais. Je n’y croyais pas. Mais je savais que tu ne laisserais jamais ta blonde. Pas de guts, peur d’être seul, peur d’être obligé de prendre tes responsabilités avec moi.

Tu as quitté pour aller la rejoindre. Je savais que les choses changeraient. Mais à quel point? Comment quelque chose de si fort pourrait s’éteindre…?

ANONYME

Source photo de couverture

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