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Nikki ne mourra pas

« Nikki ne mourra pas, c’est l’histoire d’un poisson mort. C’est l’histoire d’un œil de verre. C’est l’histoire de rosiers qui perdent la tête. C’est l’histoire d’une adolescente qui vit seule avec sa mère qui sombre progressivement dans la dépression et dans l’alcoolisme. Entre deux bouchées de toast aux cretons, la jeune femme provocante cherche à ranimer sa mère qu’elle considère comme à moitié morte. Les deux pieds dans la terre de son jardin, celle-ci se beurre le visage d’une tristesse qu’elle estime incurable. Les yeux secs mais le cœur saignant, Nikki hésite entre le morbide et le doux, le cauchemar et le rêve, dans un univers réaliste qui s’effrite à mesure que la maladie s’intensifie. À travers l’humour de son meilleur ami et la fébrilité de son premier amour, Nikki parviendra peut-être enfin à desserrer la mâchoire. »

Avertissement aux empathiques, vous risquez d’échapper quelques (beaucoup de) larmes.

Pendant un peu plus de 1h40, vous allez oublier de respirer normalement, vous allez avoir envie de pleurer, de serrer quelqu’un dans vos bras. Par chance, on nous laisse quelques moments pour souffler. Chapeau à la mise en scène, qui met ses pauses aux  moments où on a un peu trop les yeux rougis.

Les acteurs ont l’intensité parfaite. Ils nous surprennent autant que si on vivait la scène. Sans exagération, sans prétention. On se transpose dans chacun d’eux et on vit les scènes avec eux.

L’ambiance est lourde, mais c’est un passage obligé. La réalité de la pièce est lourde. Minimiser le sentiment aurait enlevé à la véracité.

Les dialogues sont parfaitement actuels. Encore là, rien d’exagéré, tout semble tellement vrai. Ça me rappelle des dialogues entendus à l’école secondaire. On oublie les crises d’adolescence extravagantes, on montre encore là des réactions, des paroles, totalement réelles. Le tout est parfaitement dosé entre l’humour, le cynisme, la haine et l’amour. On plonge dans l’univers, une émotion à la fois.

Mais ces dernières ne se terminent pas lorsque les rideaux tombent. C’est une pièce qui marque, qui flotte dans l’univers et qui ne s’oublie pas.

Au final, l’expérience ne se regarde pas, elle se vit.

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Photos © Cath Langlois Photographe

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