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L’autodestruction

L’autodestruction, l’arme secrète. Une munition qui semble inoffensive à la base, mais qui ne se gêne pas pour tout détruire sur son passage. Une bombe, quoi!

Au fond, l’autodestruction, c’est la petite porte de sortie qui surgit de nulle part au moment le plus inattendu. La première fois où tu vas l’utiliser, tu risques d’être soulagé(e). J’oserais même dire que tu vas probablement être fier(ère) de ta « shot ».

Ce que les livres ne disent pas, c’est qu’à même la première fois, l’habitude se crée. Situation après situation, les portes s’entremêlent et tu te fais facilement prendre au jeu.

C’est si simple.

La porte s’ouvre et la routine commence. Tu fonces à cent kilomètres à l’heure pour traverser le cadrage. Tu associes tranquillement la porte à la solution. Elle devient la meilleure de toutes.

Ce que l’autodestruction évite de crier sur tous les toits, c’est qu’elle vient en package deal. Ben voyons? Eh oui. Au fond de son sac à dos se retrouve la perte de confiance en soi, confortablement bien cachée. Chaque fois qu’une porte de sortie est traversée, l’autodestruction s’assure gentiment de t’enlever une bonne couche de confiance pour la prochaine.

En plus d’être à portée de main, l’autodestruction s’ancre tellement en toi qu’il devient difficile de s’en départir. Impossible? Non. En y mettant beaucoup d’efforts? Absolument.

Petit à petit, tu te défais de ses chaînes. Tu prends plusieurs détours et tu redoubles d’efforts. C’est en décidant soi-même de sauter dans le vide qu’on fait parfois le meilleur atterrissage.

S’il y a bien une chose que tu dois retenir à propos de l’autodestruction, c’est que c’est tout le contraire de vivre. Se refermer sur toutes les occasions ou situations par peur qu’il en ressorte du négatif, ce n’est pas « vivre ».

Vivre, c’est foncer. Réfléchir, bien sûr, mais foncer, coûte que coûte. Vivre, c’est être prêt.e à encaisser un coup, peu importe jusqu’où il te projettera. C’est affronter. Heureusement, c’est aussi beaucoup de beau. Vivre, c’est des expériences, des rencontres et des émotions fortes. C’est s’épanouir et s’abandonner à travers tous les ups and downs de la vie. C’est ressentir des choses.

Vivre, c’est être vulnérable parfois.

Alors, toi qui as lu jusqu’ici, quand tu seras enfin prêt.e, referme la porte, O.K.?

Crois-moi, ça en vaut tellement la peine.

Par Judith Bourgeois

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