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Quand l’anxiété a raison

As-tu accidentellement dis quelque chose de blessant aujourd’hui? Si tu es anxieux.se, cette phrase vient de faire tourner ton cerveau dans tous les sens. Petite sueur froide dans le cou. La petite mèche de cheveux qui se fait aller. Ouch. 

Moi, ça m’arrive. Ça sort de travers, ça ne devait pas être dit comme ça, j’ai pas fait exprès. Je pars de la scène en me disant: « Ça y est, cette personne ne me reparlera plus. » J’exagère un peu, mais mon point est que pour nous, personnes anxieuses, petite boule de neige deviendra énorme selon nos neurones affolés. 

On s’imagine des scénarios catastrophiques. Le film de notre vie est aussi complexe qu’un casse-tête de 1000 morceaux sans image. Un beau 1000 morceaux qui prend beaucoup trop de ton temps, que tu analyses sous tous ses angles, pour finir avec rien de plus qu’un gros carré beige. Tu vois le genre? Trop d’énergie pour peu de résultats. 

Bref, il n’en reste pas moins que, rarement, je dis bien très rarement, tes peurs se réalisent. Quand on souffre d’anxiété, la ligne est mince entre la peur raisonnable et celle que ton cerveau extrapole. Parfois, notre raison de s’inquiéter était fondée. Ce n’était pas le fruit de notre imagination. 

L’autre jour, j’avais l’impression qu’une amie m’évitait volontairement. J’ai rationalisé le tout en mettant le blâme sur une paranoïa de ma part. Sauf qu’après une petite discussion, j’ai appris que ça ne se passait pas seulement entre mes deux oreilles : je me faisais vraiment ignorer. Elle n’avait pas trop de devoirs, elle n’était pas trop occupée, elle ne voulait simplement pas me voir. Re-ouch. 

Ma tête capote, ça y est, j’ai changé, elle ne veut plus de moi. 

On fait quoi quand notre anxiété a raison? On commence à la croire un peu plus. On écoute cette petite voix qui nous crée des peurs. On attend la prochaine fois qu’elle aura encore raison, comme le karma qui attend patiemment de nous mettre en pleine face le fameux « je te l’avais dit ». 

Rappelle-toi dans ces moments-là que rien ne justifie, en aucun cas, de donner raison à une condition mentale. Tu aurais pu vivre la même situation sans anxiété et accepter que oui, ton amie et toi n’êtes plus sur la même longueur d’ondes et qu’un jour peut-être que ça changera. Le problème ne vient sans doute pas de toi. 

L’anxiété ce n’est pas la peur, c’est la voix qui te dit comment la gérer, cette peur. Se sentir mal, hyperventiler, poser une autre question, recommencer ton paragraphe…C’est ça, l’anxiété. Et sous aucun prétexte ces comportements ne seront justifiés. En fait, l’anxiété ne peut jamais avoir raison. 

L’anxiété, ce n’est pas de craindre pour sa réussite lors d’un examen difficile : ça, c’est le stress. L’anxiété, c’est d’étudier jusqu’à deux heures du matin la veille, juste au cas. C’est se taper sur la tête en se disant qu’on aurait pu faire mieux. Et si, par malheur, tu coules cet examen, ce ne sera jamais l’anxiété qui aura eu raison. Au contraire, c’est peut-être même de sa faute…étais-tu concentré.e, avec tes 4 heures de sommeil? 

Je t’invite donc, même si c’est difficile, à vous faire confiance, à toi et à la vie. 

Arrête d’écouter l’anxiété et écoute-toi donc un peu plus. Tu verras, tu es pas mal plus brillant.e et fort.e qu’elle!

Source : Pixabay

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