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Renouer avec Noël

En décembre, on embarque dans un mood nostalgique. Les décorations des fêtes sortent (ou le sont déjà depuis 1 mois), les chansons de Noël jouent partout pis les petits flocons viennent enrober toute cette ambiance. Noël (AKA le mois de décembre) apporte son lot d’émotions, souvent positives, mais aussi négatives.

Jeune, j’adorais Noël. Je me souviens, dès le début décembre, on faisait le sapin. Les gens autour de moi étaient heureux. Comme s’il y avait une magie qui opérait pendant ce mois-là. On se disputait moins, les chansons heureuses coulaient à flots. On allait être en congé d’école, pouvoir se coucher tard, avoir plein de cadeaux… TSÉ, quels enfants n’aiment pas recevoir des cadeaux? 

C’était un moment de rassemblement où je voyais des cousin.e.s/tantes.oncles/grands-parents qu’on voit juste une fois par année, pis c’était durant cette période-là. Moi, j’avais toujours une tonne de choses à raconter. J’ai toujours eu une tonne de projets, même très jeune. On me trouvait donc cute dans ma nouvelle robe aussi. Je me sentais appréciée, j’appréciais les gens. Je pouvais manger autant de bouchées sucrées que je voulais. Anyway, on ne se couchait pas bientôt, les adultes pouvaient ben nous laisser nous énerver. On courait partout. On riait des parents un peu pompettes. On se faisait du fun jusqu’à tard, pis mon coeur d’enfant en était bien content.

Ç’a été ça longtemps. Ensuite, les trucs se sont compliqués. Revoir des gens qu’on ne voit pas souvent. Expliquer des choix de vie qui étaient parfois douteux. Se faire poser des questions sur des questions sur lesquelles on ne connait même pas la réponse ou simplement qu’on ne veut pas répondre. Faire beaucoup de route, avoir peur à en crier-pleurer trop souvent (j’ai eu 2 accidents en 6 mois, la longue route a été difficile un bout)… mais on ne peut pas annuler Noël même s’il y a une tempête. Tsé, Noël c’est sacré. 

Ne pas aller bien, pis se forcer à se mettre un sourire dans la face, parce qu’anyway, ta tante ne veut pas savoir que t’es en dépression pis que t’aimerais mieux disparaitre un peu ces derniers temps. 

Ensuite, la conscience sociale qui embarque: Noël et sa promotion de la surconsommation. Acheter des cadeaux? En ais-je vraiment besoin? Est-ce que mon bonheur du temps des fêtes repose sur l’aspect capitaliste de la chose? On est-tu vraiment superficiels à ce point? Est-ce qu’on se met tous un sourire dans la face – surtout – parce qu’on reçoit de beaux cadeaux? Est-ce qu’on dépense de l’argent qu’on n’a pas pour montrer qu’on s’apprécie, au lieu de juste se le dire? Ou qu’on ne s’apprécie pas assez pour se voir plus souvent, pis c’est ça l’excuse? – 

« Voilà, pour me faire pardonner de ne pas t’avoir donné de nouvelles cette année, je t’offre ces boucles d’oreilles que tu ne porteras jamais, en souvenir de notre relation qui n’est pas tant importante »…

Un moment donné, on entend les premières chansons de Noël, pis on devient déjà stressé. On voit les premières décorations, pis on a la nausée. On devient amer. On devient les Grinchs de Noël. 

Mais… pourquoi au fond? Et si on se concentrait sur l’ambiance heureuse que ça apporte au final? Qu’on oubliait un peu toutes les émotions négatives associées à ça et qu’on passait à autre chose? 

Dans les dernières années, j’ai décidé de renouer avec le temps des fêtes. Parce qu’au final, Noël a été dans les périodes les plus heureuses de ma vie malgré tout. Beaucoup de souvenirs rattachés y sont beaux. Genre, j’adore les chansons de Noël, même si mon égo en arrache à chaque fois que je les apprécie pis que je les chante. J’aime ça m’empiffrer de bouffe plus que ce que mon corps peut en supporter. J’aime ça que l’ambiance rend les gens heureux autour de moi. Que les gens fassent des efforts pour que les autres soient heureux. Qu’on oublie un peu notre individualisme collectif pis qu’on pense aux autres. Même si on ne sait jamais trop comment manifester notre affection pis qu’on le fait assez maladroitement, au moins, on le fait.

Cette année, pour Noël, je nous souhaite d’avoir un sourire sincère. De nous laisser emporter par la bonne humeur collective. De profiter de ce qui nous fait du bien. De chanter et de danser sur ce qui nous tente. De manger beaucoup, beaucoup, beaucoup. Pis que les souvenirs qu’on va créer nous rendent heureux jusqu’aux prochains Noëls

Pis toi, es-tu prêt à renouer avec Noël?

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