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T’as pas été facile, 2019

Ma vie a tellement changé en 1 an. 2019, tu m’auras testée à une limite que je n’aurais pas cru pouvoir tout traverser à moi seule. T’as shaké ma vie comme une boule avec de la neige dedans. Mais là, moi, mes personnages, mon décor qui sont sensés être collés au fond, se sont décollés. Et ils ne se replaçaient pas à la même place. Tu m’as donné cette boule et tu m’as dit : « Refais ta vie. » Ça ne marchait plus dans ce décor-là.

Brasse-la autant de fois que ça prend pour que ton décor et les personnages soient « à la bonne place ». Tu es maître de ton existence, seulement ta vie n’est pas toute tracée et tu dois y aller par essais-erreurs.

En décembre 2018, j’ai signé pour une augmentation de salaire avec l’entreprise pour laquelle je travaillais depuis près de 3 ans. Mon couple n’allait pas bien, nous étions ensemble depuis 7 ans et demi à ce moment-là. Je n’étais pas satisfaite de ma vie, de ma carrière. Je voulais plus de challenges et quelque chose qui me rejoignait plus côté valeurs. J’ai envisagé aller à l’université.

Le 15 mars dernier, on m’a appris mon renvoi pour abolition de poste. J’étais déboussolée, je ne savais plus quoi faire. Mon couple n’allait pas mieux malgré X tentatives. J’étais maintenant sans emploi, avec une longue relation au bord du gouffre et sans projet d’engagé (pour une fille d’action comme moi, c’est difficile). Juste du vide et une page blanche devant moi.

J’ai brassé la boule pour la première fois. Ça m’a menée à faire une demande de chômage (que je n’ai pas eu), j’ai continué d’arranger mon couple et j’ai fait des demandes d’admission dans les universités. Résultats : de l’inconnu, du stress financier intense et des hauts et des bas dans mon couple.

Puis, j’ai eu une réponse. J’ai été acceptée sous condition à l’Université de Sherbrooke. J’habitais Longueuil dans le temps. J’avais deux choix, soit de partir à 2 heures de route de mon copain dans une ville que je ne connais pas pour aller dans un programme que je ne suis pas certaine d’aimer NI de pouvoir rentrer, ou soit de rester dans ma vie que j’avais.

J’ai brassé la boule une autre fois, et j’ai pris la décision de tenter un changement et d’emménager à Sherbrooke à la fin août. Nous étions en mai. Avec tous ces changements, mon couple ne fonctionnait plus. On a pris la décision de se séparer. La pire épreuve de toute ma vie. À ce moment-là, on « fêtait » nos 8 années ensemble. J’ai pleuré ma vie. Puis, après 2 mois sans travailler, j’ai trouvé un emploi temporaire avant mon déménagement.

Mon copain et moi, malgré la douleur que nous  ressentions, avons décidé de continuer quand même à habiter ensemble tout l’été, pour que personne ne se retrouve mal pris. Après 2 semaines, je n’en pouvais plus.

J’ai brassé la boule une autre fois, j’ai demandé de l’aide. Ma cousine et sa famille m’ont accueillie tellement chaleureusement. Ils n’ont même pas idée à quel point j’avais besoin de ça précisément. J’ai passé un mois et demi avec eux. Un mois et demi loin de mon ex… ça faisait 8 ans que je passais presque chaque jour avec lui, avec sa présence, son réconfort et son amour.

Comme j’avais été acceptée sous condition de réussir mes maths et ma biologie avant la rentrée, je devais faire les cours à distance en 10 semaines au lieu des 20 allouées, avec un travail presque temps plein, et avec la tête et le cœur gros.

Le temps avançait et je voyais que je n’allais pas réussir.

J’ai brassé la boule une autre fois. Je me retrouvais encore sans plan, une rupture ultra douloureuse, une chambre louée pour 8 mois à Sherbrooke. J’ai passé en revue tous les programmes offerts à l’Université. Je ne savais plus quoi faire de ma vie. Finalement, après 45 idées de plan, j’ai décidé de faire des études libres.

Entre-temps, j’ai essayé de te reconquérir, mais tu n’avais plus de place pour l’amour et tu devais prendre du temps pour toi. Et je le comprenais très bien car tu étais la deuxième moitié du cœur qui s’était brisé donc je connaissais la douleur éprouvée. J’ai vu cela comme une porte fermée et un signe que je devais commencer à avancer seule.

J’ai déménagé.

J’étais rendue en colocation avec 4 inconnus dans une ville que je ne connaissais pas, sans voiture, sans repères et sans amis proches sauf heureusement ma meilleure amie à 30 minutes de voiture. J’avais réussi à me sentir quand même bien, mais je n’étais pas heureuse.

Mon ex et moi avions gardé le contact régulièrement, incapables de se lâcher complètement. Puis, il est revenu vers moi. Comme cela faisait près d’un an et demi que j’essayais presque à sens unique de faire évoluer la relation (il avait ses raisons et ses problèmes, il n’y a pas de méchant dans l’histoire) et que pour la première fois, il revenait vers moi… j’ai dit oui. Mais ça n’a pas duré longtemps.

J’ai brassé la boule tellement de fois cette année-là que, ma personne n’était plus ce qu’elle était avant. Je suis restée la même essentiellement, mais j’ai évolué.

Maintenant, ma vie? Eh bien je rebrasse la boule encore. Je fais des tentatives et j’ai le désir d’évoluer et de me trouver. Finalement, c’est peut-être ça que toi, 2019, t’as essayé de me faire comprendre. Tu m’en as fait vivre des émotions et je sais que je n’ai pas fini. Tu m’as testée, fait penser, fait pleurer, fait peur, fait avoir mal. Mais tu m’as aussi montrée que je suis une personne déterminée, résiliente, honnête et dotée d’un amour infini envers la vie et les gens qui m’entourent.

2020 s’en vient. J’ai aucune idée de ce qui m’attend. J’espère que tu seras plus douce avec moi et qu’on aura du fun ensemble. Et je nous souhaite, à moi et à vous, une belle fin d’année qui s’en vient. Soyez bienveillant.es avec vous-même, souvent la vie n’est pas facile mais rappelez-vous que tout est temporaire et qu’il y a sûrement un message derrière tout ça.

Sur ce, plein d’amour à vous tous et toutes.

xxx

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