Menu

À toi, mon amour du secondaire

J’avais 14 ans, tu en avais 15. On était si jeunes, si naïfs.

T’étais mon « kick », on se regardait de loin pis on devenait rouges comme des tomates quand nos amis s’en rendaient compte. On avait même pas le guts de se dire salut quand on se croisait dans le corridor, mais on voulait sortir ensemble. Te souviens-tu quand, après 2 mois à chatter sur MSN, on est enfin allés au cinéma? On était terriblement gênés pis vers la fin du film, on s’est frenchés. On ne se connaissait même pas. Mais, t’sais, nos amis nous avaient tellement gossés pour qu’on le fasse. En arrivant chez nous, je changeais déjà mon statut Facebook pour « en couple » et les « longue vie » déboulaient. J’avais un chum, yes.

Pendant une majeure partie du secondaire, j’ai été ta blonde et t’as été mon chum. On était un couple. On démontrait notre amour par des p’tits becs entre deux cours dans la salle publique pis des romans d’amour sur nos walls Facebook. On chattait sur MSN le soir pis à l’occasion, on avait des lifts pour se voir les fins de semaine. On en profitait pour prendre des photos couple goal avec ma webcam, que je publiais ensuite sur mon Skyblog avec une petite love quote. Ça peut paraître absurde pis moi aussi ça me fait sourire quand j’y repense aujourd’hui. Mais, sérieux, on s’aimait. Vraiment.

On se disait qu’on s’aimait « pour la vie », on se le promettait, même. On se faisait des grandes déclarations pis on avait des plans d’avenir. Pis sans joke, à ce moment-là, j’y croyais pis j’ai pas de doute que toi aussi. On avait hâte d’avoir notre permis, d’avoir un char pis de se prendre un appart yinque toi pis moi. Nos parents nous faisaient chier, qu’on disait. On partirait aux études ben loin, on allait être ben. Plus tard, on aurait une maison, un petit chien et vers 30 ans, des enfants.

Vers la fin du secondaire, t’as finalement fini par me laisser. Encore aujourd’hui, je me rappelle exactement où ça s’est passé, comment ça s’est passé, quels vêtements je portais, quels vêtements tu portais… C’est un moment qui a réellement marqué ma vie, le sentiment de tristesse qui m’a envahie était juste indescriptible. C’est ainsi que j’ai vécu ma première peine d’amour. J’avais perdu mon chum, mon meilleur ami, mon confident pis sérieux, j’ai eu l’impression que je ne m’en remettrais jamais. J’en ai braillé une claque, si tu savais.

Avec plusieurs années de recul, ça me fait sourire quand même. C’était ma première histoire d’amour, la tienne aussi. On s’est aimés fort. On était tellement naïfs et c’est ça qui était beau. J’y pense souvent pis malgré qu’aujourd’hui nos vie aient pris des chemins complètement différents et qu’une nouvelle personne fasse chacun partie de notre quotidien, tu auras toujours une place bien spéciale dans mon cœur.

Source

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2020. Tous droits réservés
Conception de site web - Effet Monstre