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En 2020, je m’accorde de la douceur

J’ai vécu le passage vers la nouvelle décennie dans une retraite de méditation qui m’a fait le plus grand bien. Ce moment de silence, d’introspection et de partage m’a permis de clarifier mes vœux pour 2020. Plutôt que de rédiger une longue liste de résolutions et de me mettre une pression inutile sur les épaules, j’ai médité sur ce que je souhaitais m’offrir. Un mot m’est alors venu à l’esprit : douceur.

La douceur. Ça peut sembler curieux comme souhait du Nouvel An, mais c’est vraiment ce que 2019 (et peut-être le passage à la trentaine) m’a fait réaliser et ce que je souhaite m’offrir dans ma vie actuelle. On me considère comme une personne douce envers les autres, mais ceux qui me connaissent bien savent que je suis plutôt dure envers moi-même.

Cette année, je souhaite donc m’accorder plus de douceur dans toutes les sphères de ma vie, à commencer par mon emploi du temps. Les derniers mois, ma santé m’a obligée à ralentir et, petit à petit, j’ai vaincu le fear of missing out qui rythmait ma vie depuis que j’habite à Montréal. J’ai même fait la sieste pendant le réveillon du Nouvel An. Lorsque je me suis réveillée à minuit et demi en réalisant que j’avais manqué le rituel autour du feu, je me suis dit que « tant pis », que me reposer était aussi une belle façon de commencer l’année et je me suis rendormie sans aucun regret. L’ancienne moi aurait pris trois cafés plutôt que de s’avouer trop fatiguée pour rater un moment de célébration important comme celui-là. Mais, à quoi bon?

M’offrir de la douceur signifie également de respecter davantage mon rythme au travail, mais surtout de mettre fin à mon perfectionnisme qui me nuit plus qu’il ne m’aide. M’autoriser à ne pas être parfaite dans tout ce que je fais et à tourner les coins ronds lorsqu’il le faut plutôt que de travailler jusqu’à l’épuisement. Je m’accorde donc plus de douceur en écoutant davantage mes besoins, en posant mes limites et en m’offrant le repos, le temps ou les actions nécessaires à mon bien-être.

En 2020, je souhaite aussi m’accorder plus de douceur sous forme de compassion. Cesser de me donner des deadlines sur ma guérison physique et émotionnelle. J’ai passé la dernière année à me gratter les bobos jusqu’au sang, à ouvrir la boîte de Pandore de mes blessures d’enfance, à prendre conscience de celles qui appartiennent à ma lignée. C’est un travail nécessaire, mais il faut également que je m’accorde plus de douceur et de temps dans mon cheminement, que j’y aille plus mollo afin d’éviter d’être submergée par tout ce que je souhaite guérir, régler. J’accepte donc là où je suis en ce moment en sachant qu’il s’agit du travail d’une vie. Que je n’ai pas à attendre d’être tout à fait guérie pour vivre et profiter de la vie. Ce ne sera pas parfait. Je risque de me planter encore et encore, mais ça fait partie du processus.

Je souhaite en ce sens m’accorder de la douceur en me libérant de ma peur d’aimer et d’être aimée. M’accorder la douceur de la rencontre avec l’autre et permettre à mon cœur de s’ouvrir à nouveau, en douceur, sans rien brusquer, autant en amour qu’en amitié. Et si la bienveillance n’est pas au rendez-vous, avoir assez de douceur envers moi-même pour me choisir.

La douceur, c’est aussi de prendre davantage soin de ma santé physique. J’ai eu tendance à négliger mon corps et à prioriser le self-care mental. Mais si le corps ne suit pas, la tête est limitée dans son bien-être. Je souhaite donc m’offrir plus de yoga, d’activités en plein air, de danse et de méditation active, des activités douces qui me reconnectent avec mon essence et m’enracinent. Je veux également me nourrir de choses qui m’aident à renouveler mon énergie plutôt que de m’alourdir. Prendre le temps de cuisiner plutôt que d’avaler des trucs industrialisés qui sont tout sauf doux pour moi et l’environnement. Même chose pour mes soins, je passe de plus en plus aux recettes maison et aux produits naturels. Mais je me gâte parfois en mangeant de la viande ou des pâtisseries parce qu’en petite quantité, ça me fait du bien, ça rétablit mon équilibre. C’est aussi ça, s’accorder de la douceur.

Être douce envers moi-même, c’est aussi m’offrir plus de liberté. Arrêter de me sabler des bouts de moi pour que je rentre davantage dans le moule. Peut-être que le moule ne fitte juste pas et que je devrais plutôt consacrer mon énergie à m’en créer un nouveau fait sur mesure pour moi. Faire ma propre place dans ce monde, m’aligner davantage sur ma mission de vie. Le reste suivra, j’en suis certaine. En cela, en 2020 je souhaite accorder plus d’écoute et de confiance à mon intuition, même si ce qu’elle me dit n’est pas ce que je voulais à la base, même si ça implique de sortir de ma zone de confort et, surtout, même si la société de performance et de consommation m’indique le contraire. Voilà ce que je NOUS souhaite pour 2020.

Source photo de couverture : Unsplash

One thought on “En 2020, je m’accorde de la douceur

  1. Bonjour, je suis en plein cheminement et de travail sur lui même, je dévore vos articles très inspirants….c’Est pas tout l’temps facile, mais c’Est en apprenant a se connaitre qu’on réussi a s’en sortir….et en vous lisant ça me motive encore plus a vouloir continuer dans ce sens. Félicitation pour votre travail !

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