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Le minimalisme 

Après une journée à m’étourdir dans les magasins, j’ai visionné le documentaire sur Netflix « Minimalism, a documentary about the important things”

Ma petite voix intuitive m’a donné le courage nécessaire pour écouter ce dernier.

Mon mental essayait de me convaincre du contraire.

Je dois dire que durant cette journée de magasinage, un peu avant l’écoute du documentaire, une vague de honte m’a envahie.

Dans ma tête, je me disais : « Merde, je suis maintenant une bibitte «brain-washeée» par toutes les publicités qui m’entourent et j’ai une sale difficulté à me passer de la consommation d’objets inutiles. »

Cette honte a également été nourrie par les nombreuses vidéos virales à l’apogée du Black Friday, incluant M. et Mme tout le monde se bagarrant pour je ne sais quel objet banal à rabais.

Devenir violent envers ses pairs pour du matériel, on est rendu là…

“Actually, in our society, what we do is less important than what we own”

Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, les fondateurs du minimalisme, se concentrent sur un point important : « le but de ce mode de vie n’est pas de se débarrasser de tout, car consommer des choses n’est pas négatif, c’est plutôt de prendre conscience de notre relation avec la consommation. Quand elle devient compulsive, c’est là que ça devient néfaste, car elle empêche inconsciemment notre liberté ».

Ça m’a frappée, car le chapeau me faisait!

J’avais tellement d’indices qui me permettaient de constater que j’accumulais beaucoup trop et que cela entraînait inconsciemment un poids sur mes épaules et aussi ça me laissait moins d’espace pour autre chose.

* Je n’avais plus de place dans mes garde-robes, j’avais même des morceaux dont j’ignorais l’existence.

* plusieurs livres étaient en file d’attente tellement j’en achetais vs mon débit de lecture.

* Plusieurs gloss, rouges à lèvres et autres produits de beauté se multipliaient dans mes poches de mes nombreux manteaux et vestes.

* Je retrouvais des choses dont j’avais complètement oublié l’achat.

* Je me perdais trop souvent, car j’avais trop d’items.

Dans le documentaire ils expliquent clairement dès le début qu’ils veulent aider les gens à réaliser qu’en ayant moins, nous sommes plus heureux. Qu’on devrait se demander si chaque objet que nous possédons ou que nous désirons acheter apportera une réelle valeur à notre vie. La fameuse phrase clé : En as-tu vraiment besoin?

Même si ce mode de vie démontre une corrélation positive avec le fait de posséder moins et le sentiment d’être heureux, ils sont clairs sur un aspect : ce n’est pas facile à faire.

La société dans laquelle nous vivons nous conditionne malheureusement au pouvoir d’achat et à la rapidité du bonheur (éphémère) que cela nous procure. Nous sommes sans cesse sollicités.

Un être humain voit en moyenne 5000 publicités par jour.

Pour revenir à ma décision de visionner ce documentaire, j’étais angoissée, car étant matérialiste, j’avais peur.

Une phrase clé a été divulguée vers la fin de ce documentaire qui m’a permis d’élucider le mystère de cette réticence et cette peur à m’informer sur cette nouvelle mentalité.

« Les gens ont l’impression qu’en incluant le minimalisme à leur vie, nous allons leur enlever quelque chose »

Ça explique encore parfaitement le fort attachement que j’ai envers mes possessions.

Je vous entends me dire : «C’est bien beau tout ça, mais concrètement, comment s’inspirer de ce mode de vie au quotidien? »

Pour ma part, j’y suis allée progressivement et j’ai encore du chemin à faire. J’y vais une journée à la fois.

Voici néanmoins quelques pistes :

  1. J’ai commencé à faire un ménage pièce par pièce de ma maison.

Exemple : cette semaine, je vais épurer ma chambre.

  1. Je fais trois catégories pour chaque pièce de ma maison que j’épure :
  • une pile à donner,
  • une pile à vendre
  • une pile à jeter.

Pour chaque objet que j’ai devant moi je me demande :

  • est-ce que cet objet est encore beau à mes yeux?
  • Cet objet m’est-il encore utile?

Si je réponds non à ces deux questions, c’est que je dois m’en débarrasser.

Au-delà de la libération mentale et d’un sentiment de satisfaction quotidienne qu’amène le minimalisme, ce mode de vie permet concrètement de nous rapprocher de l’essentiel et c’est vraiment sur quoi je me concentre chaque jour.

«Les minimalistes ne se concentrent pas sur avoir moins, moins et encore moins. L’objectif du minimalisme est d’avoir plus de temps pour ses passions, pour développer sa créativité, vivre plus d’expérience, contribuer à la société, se sentir plus libre.

Source : https://www.theminimalists.com/about/#the_mins

Pour ceux qui veulent enrichir davantage leurs connaissances en la matière, voici quelques liens que je juge très intéressants et qui ont conscientisé énormément mon esprit.

La page officielle “The minimalist”

Le paradoxe de l’abondance :

Les achats compulsifs 

Je termine sur ce cliché qui est ni plus ni moins que la vérité :

“Dans la vie, il faut aimer les humains et utiliser les objets, pas le contraire! »

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