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Mon combat avec les antidépresseurs

Je souffre de mauvaise gestion du stress, d’anxiété et de trouble panique. Ma deuxième vie a commencé le jour où j’ai accepté que j’avais besoin de toute l’aide qui m’était offerte. Avant ce jour, je refusais catégoriquement de me faire aider. Ça m’a joué des tours et je suis tombée dans un état encore plus creux. Je n’étais plus capable de me contrôler et de vivre mon quotidien facilement.

Je pensais sincèrement que j’étais assez forte et assez outillée pour travailler sur moi-même et mes problèmes psychologiques sans l’aide de personne, mais j’avais tort.

J’ai d’abord accepté de consulter une psychologue, ce qui m’a beaucoup aidée. J’ai aussi eu recours à une coach de vie qui m’a permis de faire plusieurs prises de conscience. Les outils que j’ai accumulés durant mes séances avec ces intervenantes m’ont beaucoup appris, mais je n’arrivais toujours pas à me sortir la tête de l’eau.

J’étais sincèrement bornée à l’idée de m’en sortir toute seule. J’avais espoir. Jusqu’au moment où j’ai fait trois crises de panique en moins d’une semaine. J’ai, à ce moment-là, tombé au pied du mur et j’ai pris la décision d’aller consulter un médecin. J’ai eu mon wake up call et je me suis dit que c’en était assez.

Je devais prendre soin de moi et j’avais besoin de plus que des rencontres hebdomadaires avec des intervenant.es. Ce ne fût pas facile puisque j’étais complètement fermée à l’idée de devoir prendre une médication. Je percevais ça comme un échec. Je me disais : « Voyons, voir que j’ai besoin de ça. Si je fais déjà un gros travail sur moi-même avec d’autres professionnel.les, pourquoi aurais-je besoin de cette béquille-là ? » Étant 100% transparente avec vous, je considérais ces pilules-là comme le démon, une solution bien trop facile pour régler mes problèmes.

Mais j’ai décidé de me donner le droit et surtout la chance d’aller mieux. Alors, je me suis fait prescrire des antidépresseurs pour calmer mon anxiété généralisée et mon trouble panique. Ce n’est pas d’être faible que d’avoir recours à cet outil, c’est de vouloir s’aider. J’ai commencé. J’ai dû passer par-dessus mon ego et chaque jour, je parle à mes pilules en sacrant un peu après. Ça me fait du bien et ça me pousse à travailler sur moi-même encore plus fort afin de pouvoir diminuer les doses dans le futur.

Bref, ce que j’essaie de vous faire comprendre avec mon texte, c’est que non, les antidépresseurs, ce n’est PAS LA SOLUTION MIRACLE. Ce ne sont pas des petites pilules magiques et ça ne réglera pas tous tes bobos mentaux. Ça va cependant permettre de calmer ton agitation mentale pour être apte à y travailler. Pis, si ça peut t’aider ne serait-ce que quelques mois à te sortir la tête de l’eau, je pense que c’est un outil que tu peux te permettre d’essayer. Ce n’est pas un luxe de prendre soin de soi, encore moins de se donner le droit d’aller mieux.

C’est un énorme travail d’acceptation que j’ai dû faire. J’ai dû arrêter de me juger pour me permettre de guérir, mais j’étais épuisée de faire un pas dans la bonne direction et de reculer de trois aussitôt.

La plus belle leçon que j’ai apprise de tout ça et que je décide de vous livrer aujourd’hui, c’est qu’il faut se mettre en action aussitôt qu’on en ressent le besoin. Ne vous laissez pas sombrer dans le néant, car plus vous tombez dans la noirceur, plus c’est difficile de remonter vers la lumière. C’est réalisable, mais le travail est plus long et ardu.

Consultez des psychologues, des thérapeutes, des ami.es, des spécialistes, parlez de vos douleurs, vos émotions. Ne négligez pas non plus votre bien-être mental. Donnez-vous du temps et permettez-vous de ressentir vos émotions. Bougez, faites sortir le méchant en pratiquant un sport, ça libère l’esprit et détend le corps. Faites les actions nécessaires pour aller mieux et si vous avez besoin de prendre une médication, n’ayez pas honte. Si c’est pour vous reconstruire et devenir une personne en harmonie avec sa tête et son corps, je dis OUI. Aucun tabou, aucune honte, la santé mentale, c’est trop important. Je vous souhaite la meilleure reconstruction possible pour votre tête et votre coeur et je vous envoie de la lumière.

Vous n’êtes jamais seul.es dans votre situation.

Pour des ressources gratuites et confidentielles, voici des sites Internet gorgés d’informations :

Source

One thought on “Mon combat avec les antidépresseurs

  1. Wow Kelly Anne j’ ai les larmes aux yeux …tu es tellement merveilleuse …Tu as sans aucun doute la force de la lionne …ce texte est tout simplement toi ….merci de te livrer car ton texte n’est pas un banal texte , tu as choisis de mettre ta propre vie a profit pour aider les gens à s’en sortire . Je suis fière de lire ta vie ..et de sentire la force et la résilience qui émerge de cea mots ..bravo belle et vraie Kelly Anne xx

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