Menu

Je t’ai vu et je t’ai kiffé (partie 2)

J’ai l’impression que le deuxième texte a été plus dur à écrire que le premier. Probablement parce que je savais que dès que j’écrirais la dernière phrase de celui-ci, je mettrais en quelque sorte un point final à cette histoire dans mon esprit…

Donc…

je continuais d’avoir des nouvelles. De l’autre côté de l’océan, tu continuais quand même à lever ton drapeau de temps en temps. Un mot par-ci, un souvenir par-là. Les semaines passèrent et je m’habituais à ton absence. Ton absence que je trouvais difficile, mais qui au fil des jours se faisait de moins en moins lourde. Cette absence m’a fait autant de mal qu’elle m’a fait de bien. Car oui, je n’avais pas cessé de t’aimer. Par contre, je réalisais que peu à peu cette relation, qui semblait si tissée serrée, était en train de perdre quelques brins.

Tu revins. Tu revins dans un brouhaha de coïncidences et de chamboulements. Ce brouhaha te rapprochait à la fois de moi autant qu’il t’en éloignerait au final. Tu as finalement mis à exécution le plan que tu avais, déménager avec elle dans un quartier que je chérissais tant, dans le quartier où j’avais décidé d’élire domicile un an auparavant. Je ne comprenais pas ce move, pas une seconde. Comment tu pouvais vouloir emménager avec cette fille quand tu lui avais joué dans le dos auparavant? J’ai compris que je n’étais pas dans ta peau et que je ne le serais jamais.

Confrontation, aveux, nous avons mis cartes sur table. Nous nous sommes avoué bien des choses, des sentiments puissants et un accord mutuel que « cette » histoire avait été quelque chose. Sur le coup, j’étais soulagée et heureuse. Mais au final, ce bonheur n’était qu’éphémère, car je restais la perdante dans cette histoire. Je restais celle dans l’ombre, celle qui n’était que « l’autre ».

Je l’avoue, j’ai pleuré, j’ai ragé, j’ai été déçue, je m’en suis voulu. J’ai pleuré parce que je t’aimais, j’ai ragé parce que tu m’as eue, j’ai été déçue parce que j’ai cru en notre chimie, mais surtout je m’en suis voulu parce que j’ai mis de nombreuses choses de côté pour toi, j’ai mis des valeurs de côté parce que je croyais que tu en valais la peine.

Aujourd’hui, avec du recul, je vois davantage la big picture de cette situation, le global de cette histoire, mais surtout je vois tout ce que tu m’as apporté autant de positif que de négatif.

Grâce à toi, maintenant je suis capable de me pousser dans une passion sportive.
Grâce à toi, je sais que je dois respecter mes valeurs.
Grâce à toi, je sais que je suis forte et que j’ai du courage.
Grâce à toi, je sais que je ne donnerais plus mon cœur à n’importe qui.

Oui, on s’est revus quelques fois, tu as continué de me faire miroiter de belles affaires, tu m’as dit qu’on serait amis. Bullshit. Au final, depuis le début, tu ne te mets qu’au centre de tout, pour être celui qui s’en sort le mieux dans toutes les situations. Contrairement à ce que bien des gens pourraient penser, je ne t’en veux pas pour cela, car c’est dans ta nature. Tu as choisi la facilité, le confort, mais surtout tu as choisi la situation qui ne te confronterait pas tout de suite à la vraie vie. Il reste que je te souhaite du bonheur dans celle-ci, car jamais je ne te souhaiterais de malheur, personne ne mérite d’être malheureux.

Par contre, moi maintenant, je ne suis pas la même personne qu’il y a un an. J’ai grandi, j’ai appris. J’ai appris la valeur que j’avais, j’ai appris que je valais la peine d’être le premier choix de quelqu’un et j’ai appris qu’un être humain ne méritait jamais de vivre cela. T’as pris mon cœur, tu l’as découpé en morceaux et c’est maintenant moi qui suis prise pour refaire toute la job de collage.

Je te souhaite une bonne vie et j’espère vraiment que tu seras heureux. Mais je prédis que moi je le serai encore davantage, car je ne vis pas dans le mensonge.

Comme je dis toujours, la vie est comme un boomerang, le problème c’est qu’on ne sait jamais quand il revient nous frapper 😉.

Anonyme

Source photo de couverture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2020. Tous droits réservés
Conception de site web - Effet Monstre