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Il y a de ces romans que l’on n’arrive pas à déposer.

Il y a de ces romans que l’on n’arrive pas à déposer. Dès qu’on les ouvre, on découvre qu’une heure s’est envolée sans qu’on s’en soit rendu compte. Quelque chose nous retient, coincés entre les deux couvertures et ce, pour notre plus grand bonheur.

Les deux livres que je vous propose sont de ceux-là. Ne vous laissez pas impressionner par leur taille (leur édition de poche font respectivement 665 et 835 pages), car vous filerez à travers leurs pages, en ligne droite, à toute vitesse, jusqu’à la toute dernière phrase. Avec un mélange de joie et de peine, vous les quitterez enfin puisque tout bon livre a une fin.

Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin

C’est l’histoire de Violette, de sa vie et de ses fantômes. Pas les fantômes de son cimetière, ceux-là elle n’y croit pas, mais c’est plutôt ceux du passé qui continuent de la hanter. Elle l’a eu dure, Violette, la vie. Ce n’est toutefois qu’auprès des morts à titre de garde cimetière qu’elle apprendra à vivre.

Ce roman, c’est la beauté des petites choses. Il nous apprend que c’est en cultivant d’infimes miracles que l’on surmonte les plus grandes tragédies. Valérie Perrin propose une panoplie de personnages colorés et bons vivants que l’on se plaît à découvrir d’un chapitre à l’autre. Jamais un cimetière ne m’aura paru si joyeux! Entre les enterrements, les cérémonies et les visites journalières, on découvre l’histoire de Violette et ce qui l’a amené à trouver refuge dans cet endroit pour le moins inhabituel. Elle nous montre que l’herbe la plus verte est au final celle que l’on prend le temps d’entretenir avec soin.

Le ton, la douceur et l’humanité qui se dégagent du texte m’ont rappelé un peu l’univers du Liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent. Cette lecture promet de vous faire sourire et vous en ressortirez avec le cœur léger.

La Disparition de Stéphanie Mailer, Joël Dicker

Pour moi, personne ne maîtrise mieux l’art du page-turner que Joël Dicker. Chaque partie, chaque chapitre soulève des questions qui ne peuvent être laissées sans réponse. On lit donc une page, puis une autre, et une autre encore, pour connaître la suite.

À mesure que l’enquête policière se construit sous nos yeux, on plonge si creux dans l’histoire qu’on en oublie presque de ressortir pour une bouffée d’air. Qu’a découvert Stéphanie Mailer, avant sa disparition, sur un quadruple meurtre survenu vingt ans plus tôt? Quel criminel arrive à disparaître si longtemps pour refaire surface alors qu’on s’apprête à dévoiler son secret sous les projecteurs? En suivant les agents Jesse, Anna et Derek, on comprend vite que même les habitants des communautés les plus paisibles ont des choses à cacher.

Bien que le roman n’égale pas tout à fait La Vérité sur l’affaire Harry Québert, ce livre est particulièrement difficile à mettre de côté. On reste suspendu aux pages de cette chasse au trésor pour la vérité alors que les indices se croisent et s’emmêlent à chaque avancée de la police. Alors attachez-vous bien et allumez votre gyrophare avant de vous lancer dans cette poursuite qui vous laissera le souffle court.

Crédit photo: Sinziana Susa

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