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12 trucs pour survivre en dépression

C’est février. Fait frette pis fait noir. L’affaire, c’est qu’en janvier aussi c’était comme ça. Le froid pis le noir, ça peut te rentrer dans le cœur.

Un peu plus d’un mois d’ici l’équinoxe. Ça va être plus facile après ça. Mais ça se peut que ce soit tough quand même. Les grandes noirceurs, c’est pas juste une question de saison.

Cette année, je vais bien. Il y a longtemps que l’hiver m’avait été aussi clément. Mais je sais ce que c’est d’avoir mal de partout en-dedans.

C’est des passes difficiles. On remarquera que j’ai utilisé le mot « passe ». Parce que ce n’est pas éternel. Ça finit par passer. Toujours. Ça prend parfois (souvent) un coup de main (j’ai fait une liste d’endroits où trouver de l’aide ici), mais ça finit par passer.

En attendant, faut continuer de prendre soin de soi. Et pour les jours où ça semble impossible, j’ai réuni des trucs de survie. Basées sur mon expérience personnelle et les connaissances que j’ai acquises dans le cadre de mon BAC en psycho, ce sont des petites astuces qui m’ont aidée à passer au travers de mes épisodes dépressifs.

#1. Être doux avec soi-même

Ou en d’autres mots : ne pas se blâmer. Des fois, même les actions simples comme se laver ou manger deviennent difficiles. Se répéter constamment qu’on est faible ou qu’on est poche de ne pas être capable de les faire, ça fait juste ajouter de la culpabilité et de l’apitoiement à la myriade de sentiments négatifs qu’on subit déjà. Le mindset, c’est la base de tout.

#2. Se fixer de petits objectifs

Toutes les actions simples ressemblent à des montagnes infranchissables, mais c’est faux. Il faut les appréhender palier par palier. Un pas à la fois. Pas besoin de faire une longue to-do list. C’est de se concentrer sur une mini étape à la fois. Puis, on compte jusqu’à trois et on se lance. Un pied devant l’autre, en douceur.

#3. Se dépersonnaliser

Quand on a juste le goût de se laisser mourir, ça peut sembler absurde de mettre les efforts pour prendre soin de soi. Un de mes trucs, c’est de prendre soin de moi comme je prendrais soin d’un enfant. Est-ce que je laisserais un jeune enfant skipper des repas, aller au lit aux petites heures du matin, passer la journée couché, le tout sans se laver? Bien sûr que non. De la même manière que je n’obligerais pas un enfant malade à faire mille activités en l’empêchant de se reposer. Quand notre inner child a mal, il faut en prendre en soin.

#4. En faire un jeu

Ça rejoint un peu le point précédent. Moi qui est un peu geek, j’aime bien voir le self care comme un jeu en me disant que je suis un Sims dont les barres de besoin doivent rester remplies. C’est un truc inspiré d’une publication que j’ai lue il y a quelques années, où l’on suggérait de se voir comme un petit extraterrestre en contrôle d’un corps humain pour accomplir des objectifs.

#5. Faire de la méditation

En trois ans de BAC, j’ai entendu mes profs parler de méditations au moins des dizaines de fois. Il y a la méditation guidée et la méditation pleine conscience. Ça vaut la peine de chercher des vidéos ou des textes sur le sujet, parce que c’est pratiquement magique. Se concentrer sur sa respiration, c’est étrangement puissant.

#6. Essayer des remèdes naturels

Mes prefs sont la mélatonine pour le sommeil et le millepertuis pour les symptômes dépressifs. Si on respecte les posologies et les durées indiquées et qu’on ne prend pas de médicaments dont les molécules peuvent entrer en conflit, ça va aider. Il y a également toutes les méthodes alternatives comme la lithothérapie ou l’aromathérapie qui peuvent valoir la peine d’être essayées. Je ne sais pas s’il y a réellement des effets ou si c’est l’effet placebo, mais si ça peut aider, pourquoi ne pas tenter le coup?

#7. Sortir dehors

Sors de ton lit ou de ton divan. Sors de l’endroit où tu vis. Je sais que c’est difficile. Je le sais tellement. Mais ça va aider. Pour de vrai. Va dehors. Ne serait-ce qu’un cinq minutes.

#8. Faire une activité

Scroller toute la journée, c’est juste abrutissant. Colorier, regarder un documentaire, faire des batchs de smoothies et de muffins, écouter un podcast, lire et jouer à des jeux de société en solo sont toutes des idées d’activités qui sont tellement plus stimulantes et enrichissantes. Ça va faire du bien.

#9. Aller dans un lieu public

Une fois, je me suis payé une entrée dans un spa nordique et j’y ai passé la soirée. J’ai pleuré dans le vestiaire, dans le sauna, dans mon fauteuil cozy et même sur les balançoires au bord du fleuve. Mais c’était tellement moins douloureux que de pleurer toute seule chez moi. Si aujourd’hui je ne peux que regarder des séries Netflix, mieux vaut le faire à la bibli ou dans un café pour changer d’air.

#10. Prendre soin de son corps

Comme l’a dit Karamo dans la série Queer Eye, « Because it’s true. When you work on the outside, somatise it makes you feel better inside. » Si tu as la chance de changer de coupe de cheveux, d’acquérir de nouveaux vêtements ou de t’offrir un autre soin comme un facial ou une manucure, ça aide à se sentir moins moche dedans comme dehors.

#11. Voir des amis

Propose à un ami d’aller jouer à un jeu. Propose à ta cousine d’aller promener son chien avec elle. Rends visite à ta grand-mère. Regarde s’il y a des activités dans ton quartier. Dans toutes les pathologies, le facteur de protection #1, c’est l’entourage. Voir des amis, ça permet de se changer les idées et de parler de ce qui nous pèse en-dedans.

#12. S’offrir une cérémonie de la tristesse

Les moments de déprime n’ont pas à être célébrés. Ce sont des états passagers au cours desquels il faut continuer de vivre du mieux que l’on peut de façon à aller mieux, le plus rapidement possible. Mais faut pas non plus tout garder en-dedans. De temps en temps, quand je sens que j’ai un peu trop de laid d’accumulé, je m’offre une cérémonie de la tristesse. Je m’assois dans le fond de la douche, sous l’eau chaude, éclairée seulement par des bougies, en écoutant de la musique triste et en pensant très fort à tout ce que j’ai sur le cœur. Au début, ça fait mal, mais je finis par ne plus rien avoir à pleurer et après, je me sens plus légère. C’est ma façon de faire une cérémonie de la tristesse, mais je suis sûre que d’autres façons fonctionneraient.

BONUS: Consultez un.e professionnel.le.

En espérant qu’au moins un de mes douze trucs ait pu aider. Dans tous les cas, on se rappelle que c’est un état passager et que le sale va finir par s’en aller. Tout va bien aller. Promis juré.

Source : Unsplash

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