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Ce qu’on a pensé de The L Word : Generation Q

Avez-vous regardé la première saison de The L Word : Generation Q? Le retour de la série lesbienne, 10 ans après sa finale, était très attendue par les fans et la communauté. Diffusée de 2004 à 2009, la série originale a joué un rôle majeur dans la représentation des femmes qui aiment les femmes au petit écran.

Ce n’est que quelques années après la fin de la série que je l’ai découverte par hasard sur Illico, bien campée dans ma maison de banlieue.  Comme bien d’autres avant moi, je l’écoutais en cachette avec un plaisir coupable, pendant que mon ex jouait au hockey. Même si déjà la saison 1 semblait désuète avec ses dix ans d’âge, j’ai rapidement été fascinée par l’univers lesbien de Los Angeles, et cette initiation a contribué à la découverte de ma propre orientation sexuelle.  Je ne suis certainement pas la seule pour qui The L Word a été déterminant dans sa quête identitaire. L’annonce du retour de la série version 2019, avec quelques membres du casting original et l’arrivée de nouveaux personnages, était donc plus que prometteur.

Et personnellement, j’ai beaucoup aimé ce comeback pour de multiples raisons! Premièrement, ce fut vraiment un plaisir de retrouver les personnages de Bette, Shane et Alice, 10 ans plus tard. L’évolution de leurs personnages, maintenant dans la jeune quarantaine, est non seulement intéressante mais aussi inspirante. Toutes trois, chacune à leur façon, sont des femmes ambitieuses pour qui l’identité sexuelle fait partie intégrante de la vie professionnelle, que ce soit en se lançant en politique, en ayant son propre show télé queer ou en étant propriétaire d’un bar lesbien.

Ensuite, les nouveaux venus de la Queer Generation fournissent des personnages auxquels les jeunes dans la vingtaine ou la trentaine peuvent davantage s’identifier. On aime particulièrement le personnage de Sophie, une afro-latino dont l’humour et l’authenticité fait fondre nos cœurs, ainsi Finley, une queer dont l’immaturité flagrante se transforme peu à peu en crise existentielle digne de la crise du quart de vie. Soulignons également l’importance du personnage d’Angie, fille adoptive de Bette, maintenant adolescente et qui développe des sentiments pour sa camarade de classe rebelle tout en apprenant à prendre sa place dans le monde.

Les intrigues sont bien ficelées et se sont adaptées aux réalités de la nouvelle génération. Bien que le scénario s’intéresse surtout aux relations amoureuses, amicales et familiales, il aborde également des enjeux de société tels que la santé mentale, l’alcoolisme, le racisme, la condition de la femme, la politique et la crise des opioïdes, ce qui vient enrichir la série. On y retrouve aussi plus de diversité avec notamment un homme trans, la présence dans le casting de deux actrices transgenres (qui jouent toutefois le rôle de femmes cis), la mixité des origines culturelles et sociales ainsi que la présence d’un personnage handicapé (dans un rôle secondaire, mais c’est déjà ça!). J’ai particulièrement aimé la diversité des types de relations qui permettent de sortir du cadre classique, avec notamment des jeunes couples, des histoires d’un soir, des amitiés ou la ligne avec l’amour est plus fine qu’on le croyait, un trouple, des histoires extracongugales mais aussi des histoires de famille reconstituées, de femmes divorcées et tous les questionnements qui viennent autour de la maternité et du mariage.

Bien qu’il reste du chemin à faire au niveau du body diversity et de la représentation des personnes trans, non-binaires et même bisexuelle, The L Word a tout de même une longueur d’avance sur la télévision traditionnelle. On espère tout de même que la saison 2 proposera encore davantage de diversité afin qu’elle puisse vraiment répondre aux attentes de la communauté.

Et pour finir, je dirais que le casting est excellent, que l’esthétique colorée de L.A. et des vêtements trendy des personnages fait plaisir aux yeux, que la playlist est du bonbon et que les scènes de sexe sont délectables. Je suis impatiente de voir la suite!

Disponible sur Showtime et Crave, 8 épisodes d’environ 55 minutes.

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