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Beau mystère

À toi, beau mystère.

Oui, je parle de toi. Celui qui fait sentir les gens comme s’ils étaient les plus importants au monde. Celui qui sourit à travers un masque de douleur. Une douleur tellement profonde que je n’arrive même pas à me l’imaginer. Je ne poserai pas de questions, évidemment. Tu ne voudrais pas que je le fasse, de toute façon.

Tu es le genre de personne qu’on remarque à la seconde où elle entre dans la pièce. Ce n’est pas ton physique ni tes innombrables tatouages qui parcourent ton corps. C’est toi. C’est ta présence, ton aura. Ce que tu dégages, et ce que tu n’as pas envie de dégager aussi. C’est les questionnements qui nous viennent en tête. C’est ta façon de regarder les choses comme personne ne le fait. De comprendre et d’expliquer ces choses aussi. C’est la manière dont tu t’enflammes pour des riens, la manière dont tu ris… la manière dont tu souffres.

Beau mystère, je ne m’attendais pas à tout ça. Je ne m’attendais pas à toi. Parce que moi, je voyais les choses d’une façon. Je voyais le genre de gars que je voulais dans ma vie… et oh, toi, beau mystère, je ne te cache rien quand je te dis que tu es l’opposé de ce que je prévoyais. Tu es compliqué, tu fumes, tu te fous de manger une assiette entière remplie de chicken nuggets pour souper. Tu te fous de beaucoup de choses, en fait. Tu es grognon et tu veux toujours avoir raison. Tu m’énerves. Et pourtant, beau mystère, je pense à toi constamment.

Je pense à la première fois que je t’ai vu, à tes yeux qui me regardent. À tes yeux qui me voient, moi. D’un coup. Tu sembles voir tout, même ce que je ne veux pas que tu voies. Je pense à ta façon de m’appeler par mon nom complet, de parler comme si tu sortais des années 40. Tu me fais rire. Je ris, je m’en souviens, tu es tellement sarcastique. Tu ris aussi, parce que j’embarque. J’embarque et ça me fait peur, je te l’avoue, beau mystère.

Mais toi, toi tu n’as pas peur. Tu n’as peur de rien. Tu cries sur tous les toits que je suis à toi. Tu n’hésites même pas. Tu sais. Tu vis le aujourd’hui, et j’admire cette partie de toi. Mais moi, je suis dans ma tête. Moi, je pense à demain. J’ai toujours pensé à demain. Et j’en ai assez de vivre pour demain.

Alors oui, beau mystère, je suis à toi. Je ne comprends pas ce qui m’arrive, je ne te comprends pas toi. Je ne comprends pas ce que tu vois en moi, ce que tu vois en nous, nous sommes si différents… Mais beau mystère, j’arrête de chercher le pourquoi, le comment. Je m’abandonne à aujourd’hui. Et si demain vient à venir, je m’en chargerai ce jour-là.

Beau mystère, tu es la seule chose dans ma vie que je n’avais pas prédite. Et depuis que je te connais, je n’arrive plus à prévoir quoi que ce soit. Tu es spécial, toi. Mais le plus spécial dans toi est que tu arrives à me faire voir le spécial en moi.

Beau mystère, je ne veux même pas que tu changes de nom. Je ne veux plus tout comprendre. J’ai envie de me perdre.

Beau mystère, tu es ma plus belle découverte.

Par Camille Burgoyne

Source photo de couverture

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