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Lettre à mon premier amour

Je me souviens de toi comme d’un rêve fait il y a longtemps et dont les images sont un peu floues, mais où les sentiments vécus me percutent à mon réveil. Je rêve encore à nous, comme on était avant, deux kids en amour pris dans un beat de campagne trop cadré avec une soif de liberté qui ne s’épuisait jamais. 

Je ne sais pas pourquoi, mais aujourd’hui, j’avais envie de te dire merci. En fait, je suis reconnaissante parce que, sans le vouloir, tu as forgé une partie de ma personnalité qui fait maintenant partie intégrante de qui je suis. Je suis moi parce qu’on était nous et parce t’étais toi. 

T’étais toi dans toute ta splendeur, un parfait mélange de chaos, d’amour et d’aventure. Plus gentil que la majorité des personnes que j’ai rencontrées dans ma vie à force de traiter toujours tout le monde d’une façon égale et juste. T’étais  plus amical qu’un enfant lors de son premier jour de maternelle. J’aimais tellement ce côté de toi, cette partie attentionnée et positive qui contrastait avec la partie de toi plus tourmentée. T’étais un ado classique c’est clair, mais chez toi, c’était plus que ça. Comme si le monde autour de toi avait essayé de te mettre dans une cage, mais qu’à chaque instant, t’essayais de t’en échapper.  Ceux qui se ressemblent s’assemblent, on en était la preuve pure.  

Mais ce qui me marque le plus de toi, c’est que, encore aujourd’hui, tu as une influence positive sur ma vie alors que je n’ai aucune idée des traits de ton visage en ce moment. J’ai un besoin sans fin d’évasion, de liberté et de découverte grâce à toi. Oui, je suis comme ça grâce à toi. 

Parce que je me souviens de nous en train de piquer ma tente dans la cour de mes parents juste pour le plaisir de le faire. Je me souviens de nous en train de faire des feux de camp matin, midi et soir juste pour avoir une excuse pour passer plus de temps dehors. Je me rappelle de tout le temps qu’on passait sur la route, sans destination précise, à chanter à tue-tête des classiques de rock, de rap et de Jack Johnson comme si les trois mis ensemble ça faisait du sens. Je me souviens de toutes nos randonnées, de nos découvertes de spots secrets dans la ville, de ces marches nowhere avec de l’alcool plein les poches et le sourire accentué par le fait qu’on était ensemble, juste tous les deux.  

Ouais, clairement mon côté trippant, easy going, acro du plein air et passionné, je le dois en partie à toi.  Parce que tu m’as montré qui je voulais être, comme si j’attendais juste que tu te pointes pour devenir qui j’étais destiné à être, mon moi idéal. Avec toi, j’ai vécu plus d’aventures en quelques mois qu’avec la majorité des personnes que je connais depuis plusieurs années. C’est ta soif de vivre qui m’a donné le courage de vouloir plus, d’aller toujours plus loin, de pousser plus loin que ma zone de confort habituelle. 

C’est fou de savoir que ça fait 8 ans que je n’ai pas eu de nouvelles de toi, aucun message texte, aucune parution Facebook ou encore aucun ouï-dire d’amis. Tu vis ta vie et moi la mienne, chacun de notre côté, mais changés à jamais par le passage de l’un et de l’autre dans nos vies.  Merci.

Source : Pixabay

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