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Être en deuil, c’est…

Être en deuil, c’est vouloir avancer mais rester accroché.e au passé par peur d’oublier. C’est se rappeler des souvenir heureux en ressentant le contraire. C’est avoir hâte que le temps passe, hâte d’avoir d’autres dates marquées d’une pierre blanche mais de façon plus positive. C’est vouloir drainer sa mémoire pour alléger son quotidien, mais c’est en même temps avoir peur d’en échapper un peu trop.

Être en deuil, c’est être heureux.se d’être en vie mais ressentir une vague sur l’âme. C’est avoir une boule dans la gorge quand les événements deviennent trop l’fun. C’est avoir parfois un voile devant le regard lorsqu’on vit quelque chose de beau. C’est vivre une envie immense de partager le beau de ce qui nous arrive avec quelqu’un qui n’est plus là. C’est regarder le ciel et se demander si c’est vraiment là que ça se passe après. C’est espérer peut-être pour la première fois qu’il y ait vraiment quelque chose après la mort, un endroit où on se ressentira à nouveau. C’est penser à sa propre mort, au fait qu’il n’y a rien d’éternel et à la façon dont on veut vivre le reste de sa propre vie.

Être en deuil, c’est aussi simplement pleurer dans son char un matin anodin parce que quelqu’un ou quelque chose fait remonter des souvenirs ou parce qu’une fois de plus, on aurait donc ben besoin de sa présence et de ses paroles.

Être en deuil, c’est ouvrir la porte du questionnement aux pensées philosophiques sur la vie et à la recherche de sens. C’est porter le bonheur et l’odieux d’être la personne qui est encore là.

Être en deuil, c’est vivre les fameuses étapes, les vivre chacune à son rythme et espérer que l’aboutissement qu’est l’acceptation sera plus confortable. Que la finale du processus nous permettra de conserver le beau et de sourire à nouveau en pensant aux souvenirs heureux.

5 thoughts on “Être en deuil, c’est…

  1. Ça vas faire deux ans en Mai, qu’Elle est décédée, nous avions trente sept ans de mariage. Je compare ma douleur à un bloc de glace que j’ai dans mon corps et à chaque fois que je pleure, c’est ce bloc qui fonds un peu,laissant un air vide,et cet air , j’essaie de le remplacer par de nouvelles pensées. pas facile.

  2. Je penses qu’un deuil ne finit jamais. On apprend juste à accepter que l’autre ne sera plus jamais là. La douleur devient juste différente mais toujours présente. On vient à croire que les anges existent et qu’on peut leur sourire. Et qu’un jour on se retrouvera. On continue on avance sur le chemin de la vie, car malgré tout elle est belle et souvent lumineuse. Si seulement… Rendez-moi la couleur disparue de mon arc-en-ciel du bonheur. Je t’aime maman. Et tes derniers mots me soutiennent jusqu’à présent. L’amour est plus fort que la mort.

  3. C est en plein cela un deuil et tu es souvent seul là dedans et quand l anxiété se mets de la partie pas toujours facile à vivre

  4. Le 1er février dernier ça a fait 2 ans que ma fille est partie pour le ciel. Une mort idiote……allergie au beurre d’arachide !!!!!
    Le deuil d’un enfant c’est tellement souffrant…..on essaie fort de continuer à vivre…..mais on Survie. J’ai toujours autant de peine……elle me manque tellement. Son sourire…ses fous rires…ses peines et ses bonheur. Elle n’avait que 17 ans….toute l’avenir devant elle. Avec le deuil il ta l’anxiété, la dépression……on regarde un enfant et on se met à pleurer!!!!!
    Les gens ceux qui disaient être nos amis(es) y sont plus là……moi il m’en reste que deux….mais elles sont ce qui m’arrive de mieux malgré tout.

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