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Une relâche féministe avec le Festival Filministes

Le Festival de cinéma féministe les Filministes est de retour pour sa troisième édition! Celle-ci a lieu en ce moment à Montréal, jusqu’à demain, le 8 mars 2020.

Investissant tour à tour le Théâtre Plaza, l’Ausgang Plaza et le Cinéma Moderne, les artisanes du festival tiennent à partager des œuvres cinématographiques qui sont politiques, revendicatrices et « vectrices de changements sociaux ». À travers une programmation riche et variée, les Filministes touchent des thématiques actuelles comme la disparition des femmes autochtones, la situation des femmes médecins en contexte de guerre, le cinéma pornographique féministe, entre autres, en plus de partager une multitude de courts métrages du Québec et d’ailleurs.

Lors de la soirée d’ouverture du 4 mars, la réalisatrice mohawk Sonia Bonspille Boileau présentait son film Rustic Oracle en première Québécoise. Abordant la problématique des disparitions des femmes autochtones au Canada à travers l’angle intimiste d’une famille de Kanesatake, la réalisatrice souhaitait montrer la perspective familiale et intimiste en temps de crise. La population québécoise et canadienne soutient malheureusement beaucoup de préjugés à l’égard de ces disparues, et Bonspille Boileau désirait illustrer la colère grondante d’une mère et d’une petite sœur devant le manque de participation de la police vis-à-vis de l’enquête. Un film humaniste et rempli d’espoir, malgré une thématique douloureuse.

Le court métrage Katatjatuuk Kangirsumi (Chants de gorge à Kangirsuk) d’Eva Kaukai et Manon Chamberland, projeté en début de soirée, présentait le paysage arctique grandiose du village de Kangirsuk dans la musique envoûtante de leurs chants de gorge.

Le duo de films offrait une soirée touchante et une belle porte d’entrée dans l’art cinématographique autochtone, qui devrait être plus représenté et accepté comme faisant partie du cinéma québécois ou canadien, selon Sonia Bonspille Boileau. Une discussion sur la représentativité et la visibilité des Premières Nations dans l’art, avec les artistes et professeures Émilie Monnet et Annie O’Bomsawin-Bégin, animée par Kijâtai-Alexandra Veillette-Cheezo, a suivi la projection.

Les projections et les discussions se poursuivent jusqu’à dimanche. Pour plus d’information sur la programmation et pour la billetterie, vous pouvez consulter le site web ici : festivalfilministes.com

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