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Célébrer la femme

Je me lance dans un sujet un peu sensible à aborder, mais tellement beau dans toute sa vulnérabilité. Et c’est justement avec une grande vulnérabilité et humilité que j’aborde la reprise de pouvoir de la femme. Je ne suis pas ici pour m’embarquer dans quelconque débat féministe, mais plutôt pour célébrer les femmes. Je suis de tout cœur avec chacune d’entre elles ayant vécu des difficultés et qui a dû se réapproprier son corps. Je suis de tout cœur avec CHAQUE femme qui se réapproprie sa féminité. Et toutes celles qui ont appris ou qui apprennent à s’affirmer.

Je suis tellement fière de toutes ces femmes qui, jour après jour, apprennent à se sentir bien avec elles-mêmes, à se sentir bien dans leur corps, dans leur sexualité. Je suis fière de toutes ces femmes qui apprennent à s’accepter telle qu’elles sont. Et qui apprennent à connaître et à poser leurs limites. Ces femmes qui osent dire « ça ne passe plus ». Ces femmes qui osent dire « ce n’est plus acceptable ». Ce que je trouve le plus incroyable dans tout ça, c’est que ce n’est pas simplement un mouvement de société. Quand une femme dit « ça ne passe plus », elle le dit en premier lieu pour elle-même. Elle marque sa propre limite. Elle se donne le droit de dire « non ». À mes yeux, c’est le plus beau cadeau qu’une personne peut s’offrir : le respect de soi.

Ce qui m’a motivée à écrire ce texte part de mon propre vécu à travers mes jeunes années. À plusieurs moments de ma vie, j’ai laissé passer des choses qui étaient inacceptables pour moi, par manque de mots, par manque de connaissance de mes propres limites.

Un jour, mon corps m’a fait comprendre que j’avais dépassé mes limites et il a décidé pour moi de me protéger vu que j’étais incapable de le faire par moi-même. Nous avons toutes des expériences différentes. Pour ma part, c’est passé par le corps. J’ai commencé par détester mon corps de me faire souffrir. Puis, par me détester moi-même de ne pas avoir su mettre mes limites quand il était encore temps. Et enfin, j’ai compris que je devais arrêter de me sentir en tout temps comme une victime et « simplement » apprendre ce qui était acceptable et ce qui ne passait pas pour moi. J’ai bien beau être une grande soucieuse des autres et vouloir le bien de tout un chacun, maintenant c’est à mon tour d’être importante. Je devais apprendre à ME donner de l’importance, parce que personne ne le ferait pour moi.

Je m’en suis longtemps voulue d’avoir accepté l’inacceptable, jusqu’à ce que je comprenne que pour ma part, j’avais dû passer par l’inacceptable pour comprendre ce qui est acceptable pour moi. Je suis totalement convaincue que chaque épreuve et expérience nous enseigne et nous fait grandir. J’essaie de me donner de la douceur dans mon rythme de compréhension, dans mes essais et erreurs. Et j’apprends à m’affirmer. Encore et encore.

C’est pourquoi j’ai une grande admiration pour toutes les femmes qui se donnent cette même importance. C’est facile d’oublier tout le chemin qu’on a parcouru, parce que ça pourrait toujours être mieux. Je pense que se donner une petite tape dans le dos et se féliciter pour toutes les fois qu’on s’est donné de l’importance avec nos proches ou avec des inconnus ne fait pas de tort. Pour toutes les fois où on a dit nos limites même quand ça nous demandait tout notre petit change pour dire ce qui était important pour nous. Toutes les fois où on a appris à aimer et accepter des parties de nous que les autres n’aimaient pas particulièrement. Ce sont tous des petits et des grands pas qui ont eu une importance chez la femme que nous sommes présentement. Et ça, c’est personne d’autre que nous-même qui l’a fait pour nous.

Merci de contribuer à ton bien-être. Comme le dit le dicton : « When things change inside you, things change around you. » Tout ce qu’on fait pour soi a un effet irréfutable sur toutes les personnes qui nous entourent. Le bien-être de l’un contribue au bien-être d’un autre. Donc, merci à toi qui te donnes de l’importance et qui apprends à t’accepter et à t’aimer telle que tu es un petit peu plus chaque jour. Tu es si belle dans tes différences et, aussi fou que ça puisse le paraître, tu changes le monde en assumant ta couleur propre à toi.

Par Amélila TB

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