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Février sans alcool : plus qu’un défi

J’ai fait le fameux défi Jean Lapointe en février cette année, c’est-à-dire un mois sans alcool. Cette nouvelle réalité m’a permis de me poser des questions sur l’alcool en général et la place qu’elle occupe dans nos vies.

Je connaissais déjà l’existence du défi, mais la nature de mon travail rend la chose un peu plus complexe : je suis barmaid dans une microbrasserie. Alors je ne mentirai pas que oui, j’aime bien la bière, c’est facile quand la place où tu travailles sort des nouveaux produits de fou chaque semaine! Mais surtout, le dernier mois m’a permis de remettre en question les raisons qui me poussent à boire dans la vie.

Alors, je voulais parler de la pression sociale aujourd’hui, parce que c’est vraiment ce qui m’a frappée le plus durant le dernier mois! Non seulement les collègues de travail ont été les premiers à vouloir me faire flancher (à vrai dire, un peu tout le monde a voulu le faire et pas grand monde a réussi à tougher le mois au complet, alors c’était « qui va réussir à faire flancher les autres »), mais la persistance des clients est assez incroyable. On se rend compte que probablement plus souvent qu’autrement, on boit un shooter avec un client pour lui faire plaisir et non parce qu’on a réellement envie de s’enfiler un énième shot de Stinger. Et c’est facile de se dire qu’on va être capable de résister à l’envie de succomber, mais quand ça affecte tes ventes et donc littéralement ton salaire, c’est plus tentant de se dire que quelques shooters ici et là en valent peut-être la peine finalement…! Ça pousse aussi à réfléchir sur toutes les fois où on a dit à quelqu’un « Ah, come on, juste un p’tit shooter ça te tuera pas! », parce qu’on se le fait dire SOUVENT et par un peu tout le monde.

Aussi, dans mes réflexions du mois dernier, j’en suis venue à me demander quelles autres raisons m’amenaient à boire. Parce qu’on s’entend, l’alcool devient assez symbolique dans nos vies. Que ce soit pour une soirée entre amis pour le Superbowl où la bière coule à flot, pour déguster la nouvelle bière que notre ami a brassée chez lui, pour pleurer le décès d’un proche ou bien pour célébrer une admission universitaire, l’alcool est généralement un automatisme. Il est donc important de ramener la consommation d’alcool à des situations où on le fait par plaisir et non parce qu’on se sent obligé ou bien trop mal à l’aise d’être dans une situation x en étant sobre.

Bref, tout ça pour dire qu’une fois de temps en temps, c’est important de réévaluer le pourquoi du comment de nos actions quotidiennes. Si t’as besoin de boire pour être à l’aise avec certaines personnes, peut-être que tu dois réévaluer si ces personnes doivent faire partie de ta vie. Même chose pour ton travail et toutes les autres situations qui t’amènent à te forcer à boire. Le plus important, c’est de t’écouter et de te demander au fond de toi si c’est réellement ce que tu veux.

Et pour la pression des gens autour de toi? Fais-leur comprendre que c’est important pour toi. Au final, ils ne vont pas te mettre le verre dans le fond de la gorge jusqu’à ce que tu avales l’alcool qu’ils veulent te faire boire. Alors même si ça peut paraître difficile au début, résiste. Ça en vaut la peine, crois-moi!

Crédit photo : Fred Moon, Unsplash

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