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Hommage à ces choses perdues

Nous avons tous de ces choses perdues, effacées par le temps, qui ont marqué notre enfance. En cette période de quarantaine qui me rappelle un peu les vacances scolaires, l’enfant en moi souhaite rendre hommage à quelques-uns de ces artefacts qui m’ont grandement marquée.

Les valentins

Vous souvenez-vous de ses petits bouts de carton que l’on remettaient à nos amis à la Saint-Valentin? Une petite image pliée en deux, à Stéphanie, de Fauve, pour souligner l’amitié et l’importance de l’autre en cette journée de l’amour. On choisissait quelle image ou quel mot convenait mieux à qui dans la boîte que maman avait ramenée du Zellers. Et le jour venu, on échangeait nos missives cartonnées qui, pour un temps, ornaient le battant de notre pupitre.

Les Shirley Temple

Bon, ils n’ont pas vraiment disparu, mais c’est quand la dernière fois que vous avez commandé un Shirley Temple au restaurant?

La dernière fois pour moi n’est pas si éloignée. Ça remonte au mois d’octobre dernier. Mais la face du barman de l’Imperial Bell quand je lui ai passé ma commande… Je pense que j’ai fait sa soirée! Mon cocktail rose fluo, mélange de grenadine et de 7-Up, a vite fait d’attirer l’attention de la madame à côté de moi qui, sans doute moins près de son cœur d’enfant de sept ans que moi, a finalement opté pour quelque chose de plus fort.

Le Lite-Brite

J’ai passé beaucoup de temps dans le sous-sol de ma grand-mère, à jouer avec ce tableau lumineux. Une fois la feuille noire bien en place, ma cousine et moi décidions de la couleur à mettre pour les oreilles de Mickey Mouse et pour son visage, son nez, ses yeux. Une fois toutes les pinouches de plastique en place, on fermait la lumière pour voir un Mickey bleu rose mauve nous offrir son plus lumineux sourire.

Les Polly Pocket

C’était un peu comme avoir une maison de poupée format de poche qu’on trimballait un peu partout. Bien sûr, les poupées faisaient seulement 1,2 centimètres de hauteur, mais quand même! Elles présentaient tout ce qu’une fillette pouvait vouloir : des châteaux et des univers magiques, des couleurs pastel et des paillettes. Le bonheur! Et en déplaçant les petites Polly d’un socle à l’autre, on arrivait à créer une infinité d’histoire. Vive l’imagination!

Les albums photos

C’est sans doute la chose qui me manque le plus. Dans le salon de mes parents, il y avait une étagère en bois dans laquelle étaient entassés nos albums de famille. Dix, je crois. Un par année de 0 à 9 ans. Après, je devais être moins cute. Ou j’ai arrêté d’aimer être prise en photo.

De temps à autre, j’en prenais un pour voyager dans le temps. Les visages rajeunis de mes grands-parents, tantes, oncles, cousins et cousines m’accueillaient avec la même bonne humeur chaque fois. Tout comme le faisaient les habits de neige fluo, les permanentes et les vieux costumes d’Halloween. Et dans ces images familières, je retrouvais un peu de mon histoire.

Crédit photo: Melissa Askew

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