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Tolérer l’inconfort

Y’a un état d’âme tannant qui se pointe souvent le bout du nez dans mon quotidien.

Il s’appelle « l’inconfort ».

Il a comme caractéristique de m’insécuriser x1000. Quand l’inconfort est présent, mon disque dur interne disjoncte. Soudainement, je ne sais plus comment je me sens parce que beaucoup trop d’informations entrent en même temps dans ma tête.

Au lieu de vouloir m’interroger sur la source de cet inconfort, qui est directement en lien avec des émotions désagréables que je ressens, je préfère jouer la carte du déni et faire comme si de rien n’était quand l’inconfort est présent. Je vais donc me fuir dans plusieurs sphères telles que le ménage, le travail, le magasinage, Netflix, pour ne pas le ressentir.

C’est un peu risqué, car utiliser le déni dans ce genre de situation c’est un peu comme naviguer sur le mode sans échec de ton PC après un bogue et croire que tout est réglé de cette façon.

Tu peux oui avoir accès temporairement à ton ordinateur, mais si tu ne cherches pas la source du bogue en diagnostiquant le problème, il risque de replanter tôt ou tard.

Dénier l’inconfort ça me donne l’illusion d’être parfaitement en contrôle. Pourtant je sais très bien que si je ne t’interroge pas sur les raisons de sa présence, il y a un risque que la problématique revienne de plus belle.

La vie elle est comme ça, elle désire toujours qu’on en apprenne davantage sur nous même. S’il y a quelque chose qui empêche notre croissance et notre évolution, elle nous envoie des signaux d’alarme. Si nous nions les signaux, il y aura une perte de contrôle douloureuse.

Retenez ceci :

Tout ce que je fuis me poursuit.

Tout ce à quoi je fais face, s’efface. 

Métaphore comme je vous aime :

Si j’ai une roche dans mon soulier, mais que je suis pressée, deux choix s’offrent à moi.

Ou bien j’enlève immédiatement la roche qui risque de me retarder de quelques minutes.

Ou bien je nie sa présence et continue mon pas.

Si je fais le choix conscient de nier sa présence, en plus d’avoir enduré la présence désagréable de la roche durant tout le trajet, je ne pourrai même plus avancer dans le futur par la plaie au pied qu’elle m’aura occasionné.

Voici quelques méthodes concrètes que j’utilise personnellement me permettant de tolérer l’inconfort dans mon quotidien.

  1. Je l’observe! La première étape est de simplement remarquer que je suis inconfortable.
  2. Ensuite, je me pose la question suivante : quelle est la source de mon inconfort? Y’a-t-il quelqu’un, un événement ou une situation qui m’a rendue inconfortable?
  3. Après cela, j’essaye d’observer quels sont les émotions et les sentiments que cela m’a fait vivre. Généralement, ce sont des sentiments désagréables tels que : la honte, la tristesse, la déception, l’ennui, la colère, etc.
  4. Souvent après cette étape l’écriture et la méditation sont de bons alliés pour m’aider à démêler tout cela et de vivre chacune de mes émotions dans le moment présente.

Généralement, toutes ces étapes me permettent d’y voir plus clair. Je réalise que mon inconfort est souvent dû au fait qu’un de mes besoins n’est pas comblé ou soit j’ai été blessée ou déçue par quelqu’un.

Ces étapes me permettent par la suite de poser des actions et modifications concrètes qui sont réfléchies et bonnes pour stimuler mon état de bien-être.

Peu importe la raison, si je me permets de vivre et d’accueillir l’inconfort (la tolérer), les effets à long terme sont plus que bénéfiques!

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