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Notre obsession du temps

Avant le confinement, on calculait nos journées à la minute près : alarme à 7h, 3 snoozes de 9 minutes, levée à 7h27, départ à 8h05, arrivée au travail ou à l’école à 8h30. On regardait l’heure toutes les 5 minutes autant sur notre cellulaire que sur notre ordinateur, le mur, l’écran projeté à l’avant de la classe… partout. On comptait les heures jusqu’au moment de la « liberté », jusqu’à enfin arriver au week-end où 51 plans nous attendaient.

Maintenant, on se lève peut-être avec plus de souplesse, mais on calcule encore nos heures de sommeil. Pendant la journée, on regarde les heures passer parce qu’on s’ennuie ou parce qu’on attend l’heure raisonnable pour se remettre en pyjama ou pour se servir un verre. Surtout, on compte nos jours de confinement et on attend avec impatience que le temps s’écoule jusqu’à la « liberté ».

Soit on se plaint qu’on n’a pas de temps, soit on se plaint qu’on en a trop. Dans les deux situations, on attend la « liberté » comme si c’était la fin de semaine ou les vacances et comme si c’était toujours inatteignable… Ce n’est pas notre travail, l’école ou le confinement qui nous rend prisonniers; c’est le temps.

On est obsédé.e par le temps et c’est une vraie maladie. On ne se rend pas compte à quel point toutes les minutes de notre journée, ou presque, sont calculées avec précision.

La simple raison est qu’on a l’impression de ne pas avoir de temps, de devoir tout planifier pour que ça entre dans notre horaire. Si on se laisse trop aller, on risque de passer tout droit pour quelque chose ou de perdre son temps.

On court après le temps alors que c’est lui qui nous rattrape. On passe à côté de l’essentiel et du moment présent à force de tout prévoir à la seconde près.

Cette « pause » n’est pas une perte de temps. C’est l’occasion de se calmer un peu et de revoir ses priorités. C’est l’occasion de lire un bon livre, de terminer un projet toujours repoussé, de développer des nouvelles compétences avec l’aide d’Internet. C’est l’occasion de réaliser que « j’ai pas le temps » n’est qu’une excuse.

Le confinement devrait nous faire réaliser qu’on a beaucoup plus de temps qu’on le pense. Il suffit de l’investir aux bons endroits.

Rendre les moments irritants de notre journée plus joyeux : changer notre attitude fait une énorme différence. On passe une quarantaine d’heures et plus au travail par semaine, pourquoi avoir si hâte que la journée et même la semaine se terminent?

Écouter ta série moins tard le soir va rendre ton sommeil plus optimal, ce qui va te donner plus d’énergie pour faire autre chose que t’écraser sur ton sofa la soirée suivante… Vois-tu le cercle vicieux ici?

Après tout, le temps est relatif. Faire la planche pendant une minute ou recevoir un massage suédois d’une minute est comme comparer une éternité avec un clin d’œil.

Sois maître de ton temps, simplement en profitant du moment présent et en arrêtant de chialer sur le fait que tu n’as pas le temps.

Profite de cette « pause » pour repenser où tu veux investir ton temps.

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