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Opter pour le lâcher-prise

Nous avons tous vécus des situations qui ne sont pas graves en soi, mais qui peuvent facilement nous irriter. Se faire couper en auto, son/sa coloc qui ne se ramasse pas pour la énième fois, avoir des voisins bruyants, avoir une personne qui cogne dans son banc en avion, manquer son autobus de 5 secondes alors que le suivant est en retard de 20 minutes, bref… you know. 

Comme je l’ai dit, ce n’est pas très grave, mais ça vient nous chercher et c’est plus fort que nous. Ceci dit, qu’est-ce que ça nous apporte? RIEN, sauf des émotions négatives et une journée qui peut facilement être ruinée… surtout quand les situations s’additionnent.

Si, comme moi, tu essaies de te tourner vers le positivisme et que tu en as assez que tes émotions négatives influencent ta vie, je te conseille de pratiquer le lâcher-prise. 

Qu’est-ce que le lâcher-prise? Quand on regarde les définitions dans divers dictionnaires, on peut voir des termes à connotation négative comme arrêter de contrôler, renoncer à ce qu’on retenait, abandonner. C’est vrai qu’il peut y avoir une notion de « perte ». Or, pour ma part, je le vois comme une liberté. Une occasion de se défaire d’une situation qui ne t’apporte pas de bien. Alors voici quelques trucs pour y arriver : 

Écoute

Lorsque ces situations surviennent dans des relations interpersonnelles, il faut prendre le temps d’écouter. Pas seulement pour répondre, mais pour comprendre. La communication est un art complexe, où l’interprétation vient souvent s’insérer. Pis l’interprétation, c’est teinté de nos propres perceptions. Il faut apprendre à décoder, ne pas tout prendre au pied de la lettre, parce que ce n’est pas tout le monde qui est en mesure de bien s’exprimer. Une personne peut penser faire bien, mais, selon notre point de vue, on peut le percevoir négativement. 

Dans un de mes cours universitaires, on devait animer un atelier et la prof exagérait sur l’importance de la reformulation au point où, lors des dernières séances, c’était rendu un running gag où tous amplifiaient leurs échanges en faisant des pauses et en reformulant plus fort ce que l’autre avait dit. Mais c’est en commençant à travailler que le « alors, si je comprends bien… » a pris tout son sens. Un conflit peut facilement être évité quand on prend le temps de confirmer ce qui a été dit.

Prends conscience

Il faut également décortiquer la situation qui nous irrite afin de prendre conscience de ce qui nous dérange et de comment on gère la situation. C’est là où on peut d’abord se poser la question si ça vaut la peine de gaspiller son énergie ou non. 

Ensuite, c’est de se rendre compte de ce sur quoi on a le contrôle ou pas. On ne peut qu’agir sur les volets sur lesquels nous avons le contrôle. Pis je sais que tu me vois venir, une des choses sur laquelle on a le contrôle, c’est bien notre façon de réagir. 

Si tu veux que ton/ta coloc se ramasse, c’est clairement pas en lui criant après que ça va se régler. Tu peux dire ce qui te dérange pour que vous trouviez un terrain d’entente. Par contre, ça se peut que ça se reproduise, que ça aille pas aussi vite que tu le veux, name it. Prends conscience des efforts qui sont mis, trouve des solutions, pis si c’est toujours pas fructueux, alors tu dois apprendre à gérer tes émotions quand tu ne peux avoir le contrôle sur la situation, comme je t’explique au point suivant ;).

Trouve ta façon d’évacuer

Plutôt que de ruminer, tu dois trouver une façon d’évacuer tes sentiments négatifs. Que ce soit de faire des exercices de relaxation, du sport, de l’art, de voir le positif ou seulement d’apprendre de la situation, peu importe : trouve ce qui fonctionne pour toi. C’est plate, mais ça peut pas toujours aller comme tu veux, pis tu dois trouver ta façon de gérer sainement la situation quand ça va pas. 

Tolérance

La tolérance envers l’autre, c’est difficile et ça prend du temps. Essaie de ne pas trop t’autoflageller. C’est normal de réagir, le corps humain est conçu pour ça et c’est ce qu’on appelle des mécanismes de défense. Tu peux travailler pour changer la façon avec laquelle tu vas répondre à une situation, mais, parfois, ça ne fonctionnera pas. Laisse le temps faire les choses. Aussi, prends du temps pour toi, parce que plusieurs contextes peuvent faire en sorte qu’on est plus facilement irritable, comme la fatigue. 

Au final, il va toujours avoir des situations comme ça, faut que tu trouves une façon de vivre avec. Toi, c’est quoi la situation qui t’irrites pour qu’on en rie ensemble plutôt que d’en pleurer?

Source : Unsplash

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