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Pourquoi j’aime autant Bego Vegan Label

J’ai récemment découvert l’entreprise Bego Vegan Label qui confectionne, entre autres, des chaussures en cuir d’ananas. Oui, tu as bien lu. Nice, non? J’ai eu envie d’en apprendre plus sur les deux entrepreneurs, Audrée et Alexandre, derrière cette excellente idée. Voici tout ce que tu dois savoir sur Bego Vegan Label.

 

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Mes Drey, mes bébés, je les aime tellement et je suis tellement happy que vous les aimiez autant que moi! Quand je les ai dessinés l’an dernier, j’ai honnêtement pensé qu’à mon petit moi! Haha! Qu’est-ce que moi, je voudrais avoir comme sandales de rêve… Je voulais un talon, pas trop bas, parce que j’adore me grandir un peu, ça donne un look un peu plus élancé à mes jambes. Mais je ne voulais pas qu’elle me donne mal à la plante du pied parce que je voulais pouvoir les porter en tout temps. Je voulais un look cute, mais qui fait sport en même temps et je voulais que les bandes soient confortables sur le pied! Pour vous dire, je suis assez fan du résultat! Tout pour dire que j’ai toujours ADORÉ les chaussures… et je dois en avoir une centaine dans ma garde-robe… et surtout des sandales! Mais depuis qu’Alex et moi avons lancé bego… je ne porte que ça! Je n’ose plus mettre rien d’autres parce que mon confort est rendu littéralement ma priorité! J’ai tellement d’idées de modèles différents que je veux créer, mais bon! … ça prend beaucoup d’argent, créer un style alors malheureusement, je ne peux tous les faire en même temps! Faut que je sois patiente! 😛 Mais je vous annonce que le prochain modèle qui sortira cet été n’a rien à voir avec ce que nous avons fait jusqu’à maintenant. Je voulais un petit modèle plus chic, plus classique, pour des occasions spéciales. Alors je reçois mes échantillons d’ici 1 ou 2 semaines. Donc dites-moi si vous avez envie que je vous les montre lorsque je les reçois et vous explique ce que je fais quand je reçois un échantillon, mon contrôle de qualité, etc! Oh et… j’ai d’autres trucs qui s’en viennent : portefeuille, collier et laisse de chien et un autre petit article qui sera un petit ajout à notre nouvelle sandale, je n’en dis pas plus! 🙃

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Comment a commencé ta passion pour les accessoires mode?

Je suis une fan de mode depuis que je suis toute petite. Je m’amusais à me faire des vêtements avec des vieux tissus, draps et taies d’oreiller. J’étais toujours enfermée dans ma chambre à bricoler. J’ai d’ailleurs fait ma robe de bal en secondaire 5, toute seule. Comme c’est une passion pour moi depuis toujours, je n’ai donc pas hésité à aller étudier en design de mode pour me spécialiser dans ce domaine.

Peux-tu me parler de la naissance de ton entreprise?

J’ai commencé ma vie d’entrepreneure en 2013. Je faisais alors des collections de vêtements que je vendais à la boutique de mon amie au DIX30. Comme je faisais tout de A à Z moi-même, je me suis rendue compte assez rapidement que le temps que j’investissais dans mon travail ne me rapportait pas assez pour subvenir à mes besoins. Je suis donc allée sur le marché du travail pour acquérir de l’expérience. J’ai travaillé 5 ans comme directrice artistique pour une entreprise québécoise qui fait des uniformes pour les infirmières. J’ai accumulé beaucoup de connaissances et d’expertise sur l’entreprenariat et le marketing. J’ai mis le tout dans mon bagage sachant qu’un jour, j’allais me relancer en affaire.
J’ai toujours voulu être designer pour ma propre entreprise mais là, j’étais un peu déchirée entre mon amour pour la mode et ma conscience écologique vis-à-vis le fast fashion. J’ai donc fait beaucoup de recherches avec l’aide de mon amoureux et complice d’affaires, Alex, à savoir si c’était possible de combiner les deux, tout en pouvant faire de cette entreprise mon gagne-pain. C’est là que j’ai découvert PINATEX, le cuir d’ananas. ET JE SUIS LITÉRALLEMENT TOMBÉE EN AMOUR!
Pour faire aussi une histoire courte sur ce qui m’a poussée à choisir le nom bego.
Bego sont les initiales de ma belle-mère, la femme avec qui mon père a été marié pendant 15 ans jusqu’à ce qu’elle perde sa bataille contre le cancer en 2015. Blanca Estela Gaytan Olvera est née et a grandi au Mexique, et a déménagé ici, au Québec, à l’an 2000 par amour. En plus de m’avoir inculqué une grande conscience écologique, c’est elle qui m’a donné ma passion pour la mode et qui m’a appris à coudre. Elle est pour moi un symbole de force et d’ambition, je ne pouvais que faire d’autre que d’utiliser son nom pour lui rendre hommage.

Qu’est-ce qui t’a poussé à utiliser le cuir d’ananas?

J’ai découvert le cuir d’ananas grâce à mon frère qui m’a envoyé un article parlant des nouvelles inventions écologiques du textile, sachant que le tout m’intéressait. Aussitôt, je suis tombée en amour avec ce textile et c’est ce qui a déclenché mon processus de création. Le cuir d’ananas a un très faible impact écologique, en plus de sa responsabilité sociale. Le PINATEX provient des fibres du feuillage de la plante d’ananas qui, à la base, était écarté et brûlé. L’utilisation de ce feuillage a donc ajouté un revenu supplémentaire aux fermiers philippins qui cultivaient le fruit. Pour toute ces raisons, je ne pouvais choisir d’autres matériaux, même si celui-ci est 10 fois plus dispendieux que n’importe quelle cuirette végane.

Où sont confectionnés les items?

Nos produits sont tous « designés » avec soin par mon copain et moi. La fibre du cuir d’ananas, quant à elle, provient des fermes aux Philippines et est par la suite transformée en Espagne. Nos produits finaux sont ensuite confectionnés en Chine, dans la ville de Chengdu, ville réputée dans la fabrication de chaussures. Malheureusement, au Québec, voire au Canada, l’industrie de la fabrication de chaussures mode se fait assez rare et est très limitée. Nous n’avons eu d’autres choix que de les faire produire à l’extérieur. Cependant, je suis assez satisfaite de la manufacture avec laquelle nous travaillons, mon fournisseur est maintenant devenu mon ami, on s’échange des photos quotidiennement de nos vies, familles, chiens, chat! Puis, ils sont super à l’écoute de tous mes caprices écologiques et adorent nos produits. Les gens qui y travaillent sont heureux d’être là et sont dans de très bonne conditions. Je suis même très heureuse de leur faire découvrir de nouveaux matériaux plus responsables, de nouvelles façons de fonctionner dans leur emballage (aucun plastique), etc. Ils m’ont même dit qu’ils trouvaient que j’avais de bonnes idées pour faire une différence et qu’ils proposent maintenant à leurs nouveaux clients de ne pas avoir de plastique non nécessaire dans leur emballage. Donc, je me dis que si toutes les compagnies comme la nôtre faisait l’effort d’exiger certaines habitudes avec leur manufacturier, cela pourrait faire une grosse différence sur comment la production se passe outre-mer.

Peux-tu me parler un peu de ta vision de la mode?

La mode sera toujours pour moi une passion, une façon de s’exprimer sans avoir à dire un mot. La mode, pour un créateur, est une exposition de sa personnalité. C’est pourquoi que je crois fortement que la mode peut être responsable si le créateur en décide ainsi. Je souhaite créer des produits durables, qui sont tendance tout en pouvant passer au travers des années avec classe. Tous nos styles sont réfléchis afin qu’ils puissent être portés par une large clientèle, car loin de moi l’idée de créer collections par-dessus collections. Je souhaite continuer à notre rythme et en créant des micro-collections avec up peu de styles différents. Je veux des styles qui soient confortables, portables dans le quotidien de chacun et non une paire qu’on achète et porte qu’une seule fois. Je trouve que ça ne sert à rien de surproduire plusieurs modèles de chaussures qui se faneront après une saison.

Pour plus d’infos

@begoveganlabe

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