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Papa, dis-le-moi donc qu’tu m’aimes

J’ai un verre de gin à la main… ton préféré et j’ai la soudaine envie de t’écrire quelques lignes ce soir. Tu l’sais papa que je t’aime et que je veux tout faire pour te rendre fier. Malheureusement, je sais que j’ai fait tout le contraire dans la dernière année. Je suis sur la bonne voie maintenant et tu le vois (j’espère).

Tsé papa, tu travailles avec des collègues qui sont des gens que je côtoie régulièrement. Des gens de mon âge qui me disent à quel point j’ai de la chance d’avoir un père comme toi. Pourquoi je n’arrive pas à voir en toi ce que tu montres aux autres ? Tu es un homme de principes, tu arrives à bien mettre une limite entre amis, collègues et famille. Tu es un ami et un collègue génial. Tu es un père génial aussi, mais en même temps si sérieux et si strict. Tu as su mettre un cadre dans ma vie et je ne te le reproche pas du tout ne t’inquiète pas.

Tsé papa, je sais que tu as eu une enfance bin plus rebelle que la mienne, que tu ne respectais pas toujours les règles et que tu as un passé rempli d’histoires rocambolesques. Je sais que ça toujours été toi qui mettait du piquant dans tes soirées d’uni. Tu n’as jamais été quelqu’un de conventionnel, même que grand-maman m’a dit que tu es allé à ton bal de finissants en jeans (ce que tu ne m’aurais jamais au grand jamais laissé faire) et que tu as remisé ton scooter dès que le port du casque est devenu obligatoire. Tu sais que moi aussi j’en aurais tout pleins d’anecdotes à te raconter, mais je n’ose pas te les dire…. car je sais que tu trouverais le moyen de me faire des reproches au lieu d’éclater de rire.

Tsé papa, quand je dis que tu es un homme de principe, ce n’est pas une critique. J’ai toujours aimé ton côté rationnel lorsque je devais prendre de grosses décisions. Par contre, c’est difficile de prendre des décisions à l’inverse de ce que toi tu crois bon pour moi. Tu es mon modèle et je me mets une pression de devoir te rendre fier 24/7 pour ne pas te décevoir pis c’est lourd dans mon quotidien.

Tsé papa, je sais que je ressemble beaucoup à maman. Je sais combien elle t’a fait du mal en plus de te faire perdre confiance aux femmes pendant de longues années. Je sais que physiquement on est pareilles pis en plus je parle comme elle. Tu me le répètes souvent pis quand tu le dis, ce n’est pas juste du beau que je vois dans tes yeux. Mais je veux te dire que je ne suis pas elle. Je ne t’ai pas fait du mal comme elle. Je suis moi papa, une toute autre personne.

Tsé papa, depuis que je suis une maman je comprends ce que c’est l’amour inconditionnel. Je comprends ce que tu ressens envers moi, même si tu ne me le dis pas. Je suis en admiration devant mon mari qui dit à notre fils qu’il l’aime au moins 1 fois par jour. J’aimerais moi aussi que tu me le dises à d’autres moment qu’à Noël, qu’au jour de l’An ou bien à ma fête.

Tsé papa, depuis que tu es grand-papa, je découvre une nouvelle facette de toi qui me fais du bien. Je l’sais que tu seras toujours là pour lui. Votre complicité est unique et magnifique. Merci de mettre du bonheur dans sa vie depuis sa naissance. Tu es un bon grand-papa… et un bon papa. Je ne t’enlèverai jamais ça.

Tsé papa, je l’sais que tu m’aimes et que tu es fier de moi, mais peux-tu me l’dire ? Dis-le-moi donc qu’tu m’aimes. Du haut de mon quart de siècle, j’ai besoin de l’entendre et tu sais pourquoi ? Parce que moi je t’aime du plus profond de mon cœur papa.

Anonyme.

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