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Ces amours impossibles

Pis t’es sortie d’nulle part. T’es tombée du ciel.

J’suis venue voir si t’étais correcte, parce que tu venais quand même de manger l’trottoir dans la face.

Y’a ben juste toi pour rester aussi belle après une chute de 40 000 pieds !

Je t’ai prise par le bras. Tu m’as balancé un sourire et un regard qui peuvent facilement mettre un cœur dans la marde.

Le gars du câble est passé et nous a connectées ensemble, sans se poser d’questions, sans savoir si ça nous convenait ou pas.

Faut croire que la connexion est excellente, j’peux tout simplement pas lâcher ton bras depuis ton écrasement devant moi.

Ça ne ment pas !

Tout est simple, les conversations coulent si fort qu’on a rempli un bassin de mots.

La nuit a même envie d’rester debout, elle aussi, pour nous entendre rire. Et quand le coq chante ? On se couche.

Mais t’es un amour impossible.

On l’sait toutes les deux.

Faudrait que j’prenne les ailes que tu m’donnes pour te ramener d’où tu viens… mais c’pas facile.

Y’a notre raison qui sonne la fin d’la récréation, mais l’cœur qui reste dehors à jouer avec les papillons.

Tsé, quand tout y est… ou presque ?

On essaie de garder la tête froide, même si notre sang est plus que chaud. On est tellement bien.

On sait qu’on va s’dire « bye » mais on sait pas quand ni comment.

On va probablement s’envoyer la main, par la fenêtre, pour se voir jusqu’à la dernière seconde.

J’vais même sortir dehors, j’vais te regarder plus longtemps.

J’ai adoré partager le même nuage que toi.

Et quand il va se dissiper complètement, promets-moi de tomber devant une bonne personne.

Une personne avec qui tout est possible.

Source: Priscilla Du Preez (Unsplash)

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