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Hommage à l’humain, le vrai de vrai

Des recherches scientifiques à la tonne, des humains dénaturés à la quête de leur petit bonheur, une course contre la montre pour paraître fort, invincible, à l’épreuve de la vie qui passe. Tout ce temps à lutter contre soi, à remplir son baluchon de souffrances et laissant au passage un humain vide… vide de sens, de vie, d’amour. J’ai parfois l’impression que les valeurs comme l’entraide, la complicité, l’authenticité, l’égalité ont été remisées, faute de temps pour les insérer dans notre quotidien toujours un peu plus rempli, mais à la fois si vide.

Je dois avouer que je me sens perdue dans ce tourbillon de vie qui ne me correspond pas, je cherche ma place, j’ai l’impression d’être à la quête d’une vie qui se fait rare. J’ai envie de côtoyer des êtres vrais, remplis d’une vulnérabilité assumée, car c’est ce qui nous rend si vivant, beau et unique. Je rêve d’une société où les gens se saluent quand ils se croisent, s’entraident, se parlent réellement en étant connectés aux autres et non seulement au wifi de son cellulaire. Je rêve que les gens apprennent à se connaître pour que les différences soient les bienvenues.

L’humain n’aime pas les zones grises, préférant classer, catégoriser selon un modèle unique. Je pense, entre autres, au fait que la richesse, le surmenage, le encore un-petit-peu-plus est synonyme d’accomplissement. Et si celui qui possédait son petit lopin de terre, vivant d’autosuffisance et créant une montagne de souvenirs avec sa famille, était celui le plus riche en fait? Et si celui qui célèbre la vie au détriment de biens matériels qui ne cessent de s’accumuler, pour prendre simplement le temps de vivre, avait fait le choix d’un billet aller-simple vers le bonheur? Je pense aussi à ceux qui ont passé de nombreuses années sur les bancs d’école afin de pouvoir décrocher un poste prestigieux et retrouver un peu de sa valeur personnelle. Et si celui qui a appris à travers ses expériences, ses épreuves, hors des cadres théoriques avait des connaissances aussi valables que celles du bout de papier que l’on nomme diplôme. Finalement, je pense aussi à ceux qui vivent leur vie hors du temps, des limites et du rythme attendu par la société. Ceux qui osent créer leur propre monde au gré de leurs envies et qui plongent dans une mer inconnue pour se trouver, se connaître, mais aussi donner un sens à sa vie.

Qu’est-ce que la normalité en fait? Est-ce qu’il pourrait s’agir d’un faux-semblant qui se veut rassurant pour les âmes se sentant perdues, apeurées ou encore en train de perdre le contrôle de qui elles sont? Peut-être qu’entrer dans la norme peut paraître, à première vue, apaisant, mais c’est aussi la ligne directe vers une quête interminable qui nous éloigne toujours un peu plus de notre essence, notre bonheur. Beaucoup de gens nagent une vie entière à contre-courant en laissant au passage sa liberté. D’autres font le choix de se connecter au plus profond leur être, pour y découvrir des blessures encore vives, mais c’est aussi ce qui permet d’entrevoir le petit drapeau signalant le point de départ qui les conduiront vers une vie où l’épanouissement, le bonheur et la légèreté seront de la partie.

Et si l’on se souhaitait tous de revenir à l’essence de qui on est. Que toutes les petites âmes que nous sommes créent un mélange de couleur unique afin de bâtir un arc-en-ciel d’entraide, de vie, d’amour et pour que la souffrance laisse place à l’humain, le vrai de vrai.

Par Sabrina Béland

Source photo de couverture

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