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Ce qui nous rend humains

Quoi qu’on en dise, il y a plus de choses qui nous unissent les uns les autres qu’il y a de choses qui nous divisent. La condition humaine nous relie intimement par son essence même de ce qu’être humain signifie.

Devant les différences apparentes, il se cache tout de même derrière chacun de nous une partie qui est commune aux autres. Peu importe qui l’on est, où l’on se trouve ou la richesse que l’on possède. Quelque chose de plus petit ou de plus grand, tout dépend du point de vue.

Ce qui nous rend humains, c’est la fatigue, les sautes d’humeur, le sentiment que tout est à l’envers quand vraiment, les mouvements erratiques et vagabonds sont dans l’ordre des choses. C’est le pétillement des regards remplis d’amour, c’est le mal de cœur des évènements qui nous bousculent, qui nous font mal, c’est la douceur de l’impression que le temps s’arrête devant le lever du soleil, quand tout le monde dort.

Ce qui nous rend humains, c’est la colère, la déception, les crises d’angoisse, la peur d’être en retard. C’est ressentir des choses et manquer de mots, c’est avoir confiance, ne plus savoir quoi faire, où aller, à qui parler. Ce qui nous rend humains, c’est nos doutes, nos questionnements, nos préoccupations, nos envies, nos désirs, nos peurs, nos incertitudes, nos certitudes, nos rêves, notre lumière et notre part d’ombre.

Notre humanité, c’est se sentir trop plein et puis trop vide, c’est notre espoir qui vagabonde au gré du temps, c’est l’irrégularité des battements de nos cœurs. Être humain, c’est avoir des corps différents qui enveloppent en leur sein la même essence. Les mêmes besoins d’amour, de confiance, de sens, de légèreté. Être humain, c’est par moments se laisser guider par la peur de ce qui nous est étranger, différent, de ce que l’on ne comprend pas. Mais c’est aussi s’ouvrir à ce qui est là, devant nous. C’est toujours travailler à savoir choisir quand vient le temps d’écouter et quand vient le temps de parler. L’humain est à la fois faillible et infaillible. Être humain, c’est se retrouver à la dérive, pour l’instant suivant se laisser bercer par les vagues.

Et c’est avant et par-dessus tout exister dans le monde et apprendre à vivre à travers l’immensité qu’il abrite, dans ses méandres qui nous fragilisent comme dans sa légèreté qui, nous enveloppant, nous donne envie de continuer.

Source: Unsplash

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