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La peur de ne pas dormir: l’insomnie next level

Dormir. Dans la catégorie des choses qui ne devraient pas demander trop d’efforts, ça devrait arriver pas mal au top, non? Tu te couches, tu fermes les yeux, le tour est joué. Oui mais NON. Pas quand, un jour, l’insomnie décide de s’inviter dans ta vie, comme ça, sans prévenir. Alors dormir devient un réel challenge au quotidien.

Jadis, je dormais bien. Jusqu’à ce que je devienne maman. Bye bye le sommeil profond et récupérateur! Puis, aux BEAUCOUP trop nombreuses nuits entrecoupées s’est ajouté le stress. Et puis l’anxiété. Puis des situations qui perturbent un sommeil déjà fragilisé : un gros projet au bureau, une chicane de couple, des soucis financiers, etc.

Au début, c’était une fois de temps en temps. Puis un peu plus souvent, trop souvent. Jusqu’à ce que ça devienne mon quotidien : ne dormir que 3-4 h par nuit. Ou parfois (souvent), pas du tout. Tu te dis que ça va passer, mais ça passe pas. Et malgré tous tes efforts pour ne rien laisser paraître, ton corps te crie qu’il est pus capable d’encaisser les nuits blanches qu’il subit depuis des semaines, des mois.

Et un jour, c’est arrivé. J’ai commencé à avoir peur de me coucher le soir. Parce que j’avais peur de ne pas être capable de m’endormir. Parce que les heures, je les voyais beaucoup trop souvent défiler devant mes yeux la nuit. J’ai passé tellement de nuits anxieuse à l’idée de ne pas être capable de dormir, ne serait-ce qu’une seule petite heure.

Insomnie psychophysiologique. C’est comme ça que ça s’appelle. Le problème n’est plus seulement que ton corps refuse de dormir. Non, comme si c’était pas assez, fallait que ta tête s’en mêle. Donc chaque soir, plus l’heure fatidique approchait, plus j’avais le cœur qui débattait. J’avais peur de ne pas dormir, simple de même. Mais se « sortir de ça » (parce que je crois pas qu’on s’en sorte à 100%) ça a TELLEMENT rien de simple.

J’ai essayé un tas de choses. Mélatonine, somnifères, méditation, exercices, bains, hypnothérapie, psychothérapie, modifier mes habitudes de vie et j’en passe. Pluuuuuuuuuuuusieurs personnes m’ont aussi bombardée avec leurs 1001 conseils sur « comment réussir à dormir ». (Oui, ça part d’une bonne intention, vous me direz. Mais à un certain point, ça te fait juste sentir comme un cas désespéré et ce feeling n’aide en rien ton problème).

Ça m’a pris plusieurs mois avant de retrouver un sommeil (presque) normal. Aujourd’hui, j’aimerais pouvoir dire que tout ça est derrière moi. La vérité, c’est que je crois que ça fera toujours un peu partie de moi. Même si j’ai apprivoisé cette réalité avec le temps, même si je me sens maintenant mieux outillée pour affronter les nuits plus difficiles, je mentirais si je disais qu’il ne m’arrive jamais de redouter les moments où je devrai, à nouveau, affronter l’insomnie et ses répercussions sur ma vie.

« L’insomnie est mauvaise conseillère; surtout, elle exagère les images. Elle transforme facilement l’inquiétude en effroi, l’effroi en épouvante. » — Yves Thériault

Source: Pixabay

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