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M’auras-tu aimé réellement?

On s’est rencontrés un soir de mai.
Sans attaches, on aura pourtant tout fait pour se perdre, mais on s’est retrouvés.
De textos en appels, de soupers avec ambiance de chandelles.
J’ai cru un instant que c’est notre liberté qui te donnait ce goût de me rapprocher constamment vers toi.
Ce n’était pourtant pas l’envie qui manquait parfois de décrocher.

Tu m’as finalement donné envie de ce tu es.
T’auras tout fait pour que j’aie besoin de toi dans ce que tu étais.
Tu m’as rendu fou de toi. À un point tel que je me suis perdu.
Je suis tombé et je me suis relevé, car tu m’as aidé.

J’ai voulu connaître ton groupe préféré.
Je t’ai demandé ton plat favori.
Qu’est-ce qui te fait rire et pleurer ?
Je ne demandais qu’à apprendre à mieux nous connaître. Nus et sans retenue.

Te raccompagner lors de ces soirées trop arrosées.
M’occuper de toi lorsque ta température sera trop élevée.
Donner sans compter.
Sais-tu au moins ce que c’est ?

Puis, du jour au lendemain, nos rires ont fait place aux questionnements et aux chagrins.
Sans nouvelles durant plusieurs jours, c’est comme si nous n’avions jamais rien vécu.
Était-ce moi ? C’était peut-être toi ? S’il te plaît, parle-moi, écris-moi.
Ce matin-là, à la sonnerie de mon téléphone, mon cœur et moi savions que c’était toi.

« On peut se voir ? »

Et dès le premier instant, j’ai pu dire en écoutant le son de ta voix que tu ne regrettais pas vraiment.

J’ai pu dire en regardant au plus profond de tes yeux que ça faisait plusieurs heures que tu pleurais. Mais pourquoi exactement ?

J’ai pu dire en te touchant que la rigidité de ton corps parlait plus que n’importe quel mot qui pourrait sortir de ta bouche.

J’ai pu dire en t’embrassant, alors que t’as cru bon te tourner, que ce baiser était assurément le dernier.

J’ai pu dire à cette douce odeur que tu dégageais que ton cœur était peut-être même déjà ailleurs.

J’ai pu confirmer qu’avec tous ces sens, tu n’auras malheureusement jamais été à moi.

Je suis resté là, pantois.

Je n’aurai pas pu te dire tous ces jolis mots que j’avais imaginés jusqu’à ce moment.
Des pleurs de regret, des pleurs de haine, des pleurs de nostalgie, des pleurs de peine.
Beaucoup de temps s’est écoulé depuis.
Du temps que j’ai déjà trop perdu.
Parce que je te déteste, mais surtout parce que tu m’auras permis de t’aimer.
Il est temps de passer à autre chose et ça commence dès maintenant.
Mais lorsque nous nous croiserons par hasard, me croiras-tu vraiment…

Source: Pexels

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