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Tu es parti… mais parti où?

C’est un mystère que la mort. Ton corps physique me manque. Le son de ta voix, de tes fous rires. Le contact de ton corps près du mien lorsque tu m’embrassais fort. Même la sensation de ta barbe qui me piquait avec un bec sur la joue. Ta chaleur et tes yeux clairs qui me regardaient comme personne d’autre ne le fait parce que, pour toi, j’étais ta petite fille et je savais que j’étais l’une des personnes les plus spéciales qui soient dans ta vie. Tes mots doux et tes encouragements. Nos moments en tête à tête me manquent. Tes leçons qui n’en paraissaient pas sur la vie et sur la simplicité. Nos instants philosophiques durant lesquels, toi et moi, on aurait pu changer le monde. Tout ce que tu étais me manque…

Papa, il y a un peu plus d’un an, ton corps physique nous quittait. La maladie t’emportait, mais heureusement, elle ne t’a pas fait souffrir trop longtemps. Tu es parti calmement, comme le souffle d’un ange. Je te tenais la main, j’étais près de toi. Fort, très fort, je te signifiais tout l’amour que j’ai pour toi. Le monde s’est arrêté de tourner pour un instant, j’avais peine à y croire. C’était le dernier jour que je venais de passer auprès de toi. Je n’aurais pas voulu que tu restes plus longtemps et pourtant, je serais restée ancrée dans cet instant à tout jamais pour que tu ne partes pas. Depuis déjà un moment, je souhaitais que tu prennes le chemin du repos, où tu n’aurais plus de douleur. Depuis un moment, je voyais la peur dans tes yeux, ta détresse, et je ne souhaitais pas que cela se prolonge. Des sentiments contraires qui nous font vivre des émotions que jamais auparavant on n’a vécues.

coeur mur
Source: Pexels

Ironiquement, je me surprends à raconter que nous avons eu de très beaux moments partagés durant tes soins palliatifs. C’est comme si la fragilité de l’instant ouvrait une brèche dans le temps et que chaque émotion, chaque sentiment, devenait palpable et doux. Comme si un lien plus fort que le roc nous unissait et que rien ni personne ne pouvait se mettre au travers. Je serais restée auprès de toi sans te quitter aussi longtemps que la vie t’aurait donné répit. J’aurais gravé dans ma mémoire tes traits, ta voix, tes yeux et tout ce que j’aurais pu. Je t’aurais tenu la main pour ne pas te laisser quitter notre monde.

Papa, tu es parti… mais parti où ?

Tu me manques à chaque instant.

Source: Pexels

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