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Au cœur des labyrinthes des médinas marocaines

Crédit photo : Marie Hélène Bou Nader

Fin juin 2018 : Mes pieds ont quitté le sol québécois afin d’y fouler le sol africain pour une durée de sept semaines. J’étais fébrile de vivre cette expérience bien que mes pensées soient préoccupées. Je quittais le Québec en me disant que je donnerais une petite pause vacances à mon petit hamster.

Début août 2018 : Après cinq semaines de voyage humanitaire en Afrique de l’Ouest, mon amie et moi avions décidé de clore cette aventure en prolongeant notre escale au Maroc de deux semaines. Quelle merveilleuse idée que nous avions eue, ne serait-ce que pour refaire le plein de vitamines de type « fruits frais »!

Juillet 2020 : Il y a deux ans de cela, je n’aurais jamais imaginé autant tomber en amour avec ce pays et qu’il serait un tremplin pour moi en le quittant.

La chose la plus difficile que j’ai vécu (que nous avons vécu) durant ce voyage, c’est d’apprendre à ne pas trop rager dans les médinas. Mais d’un autre côté, que serait-ce un voyage au Maroc sans chercher un peu son chemin dans ces labyrinthes?

D’une manière un peu métaphorique, je vois ces recherches de chemins comme une manière pour moi de boucler la boucle sur les éléments de ma vie que je ne faisais que remettre à plus tard, en tournant en rond dans des labyrinthes. Le fait de devoir rebrousser chemin parfois m’amenait toujours de plus en plus dans ce brouhaha que j’avais à l’intérieur de moi, mais à chaque fois que je retrouvais la bonne route, je me donnais cette petite tappe sur l’épaule me disant que je faisais les bons choix.

C’est en visitant Chefchaouen, cette magnifique ville perchée dans les montagnes et aux murs bleus, que je me suis permise de mettre des mots sur des maux.

Crédit photo : Marie Hélène Bou Nader

Août 2018 : Lorsque j’ai quitté les montagnes, je me sentais déjà si bien! Ce sentiment de bien-être, s’est accentué un soir, alors que j’admirais les perséides virevolter au-dessus de nos têtes au rythme du crépitement du feu et de la musique traditionnelle berbère dans le désert.

Crédit photo : Marie Hélène Bou Nader

Juillet 2020 : Cet été, je devais retourner dans ce magnifique pays mais compte tenu des circonstances, j’ai dû me faire à l’idée que ce projet ne pourrait pas se réaliser lorsque la compagnie aérienne a annulé le vol. Je n’aurai pas pu savourer à nouveau un thé à la menthe que j’aurai réussi à avoir sans sucre (ce qui est un exploit), mais je me console en me laissant bercer par les doux souvenirs de l’air salin qui me chatouille les narines et du vent chaud du désert qui vient m’effleurer le visage tout en admirant la sérénité que les montagnes m’apportent.

Dans cet article, j’aurais pu vous parler de toutes ces villes que j’ai visitées pendant ce voyage, mais je n’en voyais pas l’utilité. Dans les faits, je ne voulais pas en faire un article « conseils » où je vous aurais dit d’aller visiter tel ou tel lieu à la place d’un autre.

Il arrive à certains moments dans notre vie où nous nous sentons déboussolé.es à force de chercher notre chemin dans les labyrinthes de nos soucis, de nos questionnements. Il arrive parfois que nous tournions en rond afin de tenter de rebrousser chemin pour que finalement, nous y trouvions la porte de sortie… Celle qui nous amène vers de nouvelles aventures!

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