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Ralentir (essayer de)

Décor minimaliste
Source: Photo by Samantha Gades on Unsplash

Ça t’est sûrement déjà arrivé. D’enchaîner plusieurs activités avec des ami.es la même journée, parce que tu veux tout faire, mais ça t’amène à courir un peu trop de l’un à l’autre. D’avoir une to-do list longue comme l’autoroute 20. De t’inscrire à un peu trop de cours de natation, de danse, de tricot, parce que tout t’intéresse. De perdre le contrôle de ton agenda. De ne pas vouloir dire non. Ou bien de vouloir dire oui à tout, mais de te retrouver avec aucun soir libre de toute la semaine et d’être fatiguée.

Pour moi, c’est un défi constant de garder l’équilibre entre mon envie de tout faire et la nécessité de ne pas surcharger mon horaire. De dire oui aux choses qui me tentent, mais de me garder du temps pour souffler et me reposer. Je suis comme ça, je suis passionnée par beaucoup de choses et je m’emballe vite. Mais plus ma vie adulte avance, plus j’ai l’envie et le besoin de ralentir, afin de privilégier la qualité de mes activités au détriment de la quantité. J’apprends à dire non et à connaître les limites de mon enthousiasme.

Comment faire pour ralentir? D’abord, je pense, apprendre à se connaître et à connaître ses limites. Savoir ce qui nous stresse et ce qui, au contraire, nous remplit de bonheur. Ce qui est trop et ce qui est juste assez.

Pour moi, ralentir, c’est plus profiter de l’instant présent, c’est ne pas me presser, c’est prendre plus mon temps.

C’est ne pas marcher vite parce que je suis constamment en retard à des rendez-vous (que j’ai planifiés un peu trop proche les uns des autres).

C’est pouvoir rester à souper chez un.e ami.e alors que ce n’était pas prévu (parce que je n’ai rien qui m’en empêche).

C’est avoir quelques soirées libres dans la semaine où je peux faire ce dont j’ai vraiment envie – comme lire un roman, cuisiner, écrire.

C’est prendre le temps de me faire à manger le soir.

C’est ne pas être toujours stressée.

C’est regarder autour de moi et apprécier le paysage urbain.

C’est profiter de ce que je suis en train de faire plutôt que de penser à où je dois aller après.

C’est prendre le temps de jaser avec mes collègues après les cours ou le travail.

C’est m’accorder du temps de qualité.

En somme, ralentir, ce n’est pas quelque chose qu’on acquiert comme un check sur une liste. C’est une quête à poursuivre tous les jours. Il faut s’écouter et savoir s’ajuster. Pour ma part, cette démarche de ralentissement m’a surtout permis de mieux profiter des activités que j’ai choisi de faire et d’être plus zen, posée et heureuse. Et ça, il me semble, c’est le plus important, non?

Et toi, de quoi a l’air ton agenda? As-tu envie de ralentir?

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