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Avancer ou ne pas avancer, tout n’est qu’une question de peur

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« La couardise nous vieillit plus que le temps, les années ne rident que la peau, mais la peur ride l’âme. » – Facundo Cabral

Ah! La peur…

Émotion qui, du haut de ses quatre petites lettres, peut nous faire vivre une tonne d’avenues différentes, tout ça par instinct de survie.

Lorsque nous évoquons ce mot, nous pouvons facilement penser à la peur face à un danger, la peur de dire ou de faire quelque chose qui pourrait déplaire aux autres…

Il peut y avoir aussi la peur du ridicule, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de passer à côté « du moment » ou de ne pas réussir sa vie, de ne pas réaliser ses rêves, celle de revivre des douleurs du passé, etc.

De toute cette liste exhaustive, celle dont je crois être la pire d’entre toutes, reste la peur qui nous empêche d’avancer… la peur de souffrir.

MAIS…

Cette peur, qui au départ est tout à fait justifiable, finit par nous faire passer bien trop souvent à côté de quelque chose qui pourrait s’avérer être un atout important dans notre vie, cette parcelle de positif qui nous manque.

Je demeure consciente, d’un autre côté, que le contraire pourrait tout aussi se présenter. Toutefois, la vie est déjà tellement remplie d’incertitudes, pourquoi alors la compliquer encore plus? Bien souvent, je crois que c’est probablement par un réflexe de mécanisme de défense que cette peur resurgit, ce qui est encore une fois ici, tout à fait compréhensif.

Par le passé, j’ai trop souvent laissé la peur de souffrir dicter ma vie, comme bon nombre de gens.

Ai-je bien fait ou ai-je eu tort? La question pourrait se poser.

Avec le recul, j’ai fini par comprendre que parfois, ce fut un mal intense et nécessaire d’avoir ce type de peur, car elle m’a aidé à me libérer de plusieurs mécanismes de défense. À d’autres moments, j’ai pu constater, avec du délai, que j’allais regretter d’avoir laissé ce petit mot de quatre lettres prendre autant de place dans ma vie. D’avoir regretté d’avoir souffert au lieu de me jeter dans le vide, les yeux fermés dans une aventure qui aurait pu être bénéfique, qui aurait pu être un excellent apprentissage, etc.

Avec le temps, j’ai aussi pu constater qu’au fond, il n’existe pas de recettes miracles pour ne plus avoir peur, mis à part de prendre le temps d’apprendre à mieux nous connaitre, de savoir mieux gérer nos émotions, de savoir exprimer ce qui nous fait peur. Ainsi, nous nous permettons d’essayer d’avoir une meilleure maitrise sur cette émotion qui, bien trop souvent, nous semble insurmontable.

En aucun cas (je sais, ce n’est pas toujours facile, je le concède encore), nous ne devons laisser place à la négativité qui entoure la peur, puisque c’est avec cette même négativité que nous finissons par croire ce que nous pensons. Par exemple, au lieu de se dire continuellement, « je ne mérite pas que tel ou tel truc m’arrive, car en vivant cela à nouveau, et bien je vais finir par souffrir à nouveau au final », pourquoi ne pas dire « cette situation me fait peur, j’en suis conscient, mais je vais tenter d’aller voir au-delà d’elle, et qui sait, je vivrai peut-être la plus belle expérience de ma vie. »

Alors tentons d’apprendre à faire confiance en la vie, en notre feeling pour ainsi saisir les opportunités lorsqu’elles passent, car bien trop souvent, elles ne reviendront plus et c’est à ce moment que nous pourrions regretter notre lâcheté d’avoir voulu continuer à écouter notre peur.

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